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Alcoolémie au volant : ce qui débloque vraiment le dossier

Une alcoolémie au dossier, et toutes les compagnies répondent non. Tu restes pourtant largement assurable : la vraie question n’est pas si, mais chez qui. Voici ce qui pèse réellement dans la décision, et ce que la loi n’impose pas.

L’équipe ASSUGERIS · vidéo publiée le 26 août 2026 · vidéo de 1 min 10 · 8 min de lecture

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L’essentiel en 30 secondes

  • Une alcoolémie ouvre à l’assureur un droit de résiliation pour aggravation du risque — elle ne l’y oblige pas. Beaucoup l’exercent quand même, par choix commercial.
  • Ce qui pèse le plus : la date des faits, la nature de la sanction, et l’existence ou non d’un accident associé.
  • Le temps écoulé depuis les faits joue en ta faveur — c’est le seul facteur qui s’améliore tout seul.
  • La déclaration est obligatoire : le motif figure de toute façon au relevé d’information, et l’omission rend le contrat contestable.
  • Le fichier AGIRA garde la résiliation 2 ans, 5 ans si elle fait suite à un sinistre. Le relevé conserve 5 ans d’historique.

La vidéo#

Personne ne te le dira en agence : des compagnies tarifient une alcoolémie sur un dossier toute l’année. Tu as beau les appeler une par une, aucune ne veut t’assurer, et à force d’encaisser les refus, tu finis par croire qu’il n’existe plus aucune solution. C’est faux — mais la porte n’est pas celle que tu pousses.

La vidéo1 min 10 · 7 parties

Assurance auto après une suspension de permis : ce qui décide vraiment

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Transcription16 phrases · 1 min 10

  1. 0:00Personne ne te le dira en agence …

  2. 0:05Tu as beau appeler toutes les compagnies d’assurance…

  3. 0:16Mais la bonne nouvelle…

  4. 0:23Parce que le problème ne vient pas de toi un…

  5. 0:34Il faut passer par des compagnies spécialisées…

  6. 0:43Nous c’est ASSUGERIS

  7. 0:55Alors si tu veux retrouver une assurance rapidement…

Relevé de ce qui est dit dans la vidéo, pas un texte rédigé. Une phrase choisie lance la vidéo à cet endroit.

Tu es encore assurable. La question, c’est chez qui#

Un généraliste ne vend que des contrats de série. Ses modèles sont construits sur des conducteurs sans antécédent, et une alcoolémie ne figure dans aucune de ses cases. Il n’a aucune couverture prévue pour ce profil, alors il décline — instantanément, sans lire le reste.

Ce que dit la vidéo

La bonne nouvelle, c’est que tu es encore largement assurable. La vraie question, c’est chez quelle compagnie.

Ce n’est pas un jugement moral déguisé en tarif. C’est une absence d’offre. Et une absence d’offre se contourne en changeant d’interlocuteur, pas en attendant que le temps passe.

Ton assureur n’est pas obligé de te résilier#

C’est l’idée reçue la plus coûteuse, parce qu’elle pousse des gens à résilier eux-mêmes un contrat qui tenait encore.

Une alcoolémie constitue une aggravation du risque. Elle ouvre à l’assureur un droit de résiliation. Elle ne le lui impose pas. Beaucoup l’exercent — c’est un choix commercial, et il est fréquent — mais aucune loi ne les y contraint.

Concrètement : si ton contrat court encore, ne le résilie pas par anticipation. Une résiliation à ton initiative ajoute une ligne de plus au dossier, et tu perds une couverture que tu n’avais aucune obligation d’abandonner.

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Trois pièces suffisent pour qu’un courtier l’étudie.

  • Permis de conduirerecto et verso
  • Relevé d’informationsur 36 mois si possible
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Ce que regarde une compagnie qui accepte ce motif#

Les compagnies spécialisées ne lisent pas « alcoolémie » et ne s’arrêtent pas là. Elles regardent, dans cet ordre :

  • La date des faits. C’est le facteur le plus lourd, et le seul qui s’améliore tout seul. Un fait de l’an dernier et un fait d’il y a quatre ans ne se tarifent pas pareil.
  • La nature de la sanction. Une suspension administrative, une suspension judiciaire, une annulation : ce ne sont ni les mêmes durées, ni les mêmes conséquences, ni les mêmes compagnies.
  • L’existence ou non d’un accident associé. C’est la ligne de partage la plus nette du dossier. Une alcoolémie relevée lors d’un contrôle et une alcoolémie relevée après un sinistre corporel ne relèvent pas du même barème.
  • Ce que tu as fait depuis. Une période assurée sans sinistre pèse réellement.

Et c’est ce que dit le relevé d’information qui fait foi, pas la façon dont tu racontes l’épisode.

Déclarer : ce n’est pas une option#

La tentation existe, elle est compréhensible, et elle est le pire calcul possible.

Le motif figure sur le relevé d’information, que la compagnie suivante demande. L’omission intentionnelle expose à la nullité du contrat et au refus d’indemnisation — et ça ne se découvre pas à la souscription, mais au sinistre. Autrement dit : tu paies des cotisations pendant deux ans, et le jour où tu en as besoin, tu n’es couvert par rien, avec en face les conséquences financières d’un accident non assuré.

Un motif déclaré se traite. Un motif découvert ne se rattrape pas.

Ne pas attendre la fin de la suspension#

Beaucoup de dossiers perdent des semaines pour rien. Le dossier se monte pendant la suspension et s’active à la restitution du permis. On est couvert le jour où on reprend la route, au lieu de commencer les démarches ce jour-là et de rester immobilisé quinze jours de plus.

Deux documents encadrent la mémoire du dossier, et on les confond souvent : le fichier AGIRA garde la résiliation 2 ans, 5 ans si elle fait suite à un sinistre ; le relevé d’information conserve 5 ans d’historique. Ni l’un ni l’autre n’est une interdiction d’assurance, et aucun texte n’impose de délai d’attente avant de souscrire.

L’écart de prix est réel, et il se joue sur la porte#

Sur ce motif plus que sur tout autre, deux compagnies ne proposent pas des tarifs voisins : ce n’est ni le même barème, ni la même acceptation. Se tromper de porte ne coûte pas seulement un refus, ça coûte de l’argent.

C’est le seul intérêt réel d’un courtier spécialisé : présenter le dossier aux quelques compagnies qui tarifient ce motif, plutôt que de l’envoyer à dix qui l’excluent — sachant que chaque refus enregistré rend le suivant plus difficile.

Ce qu’on fait, concrètement#

On lit le relevé, on identifie la sanction exacte et sa date, et on présente le dossier là où il peut être tarifé. L’étude est gratuite et sans engagement.

Ce qu’on ne promet pas : un prix ou une acceptation annoncés à l’avance. La date des faits, la nature de la sanction, la présence d’un accident et le véhicule décident du reste — et deux situations qui se ressemblent à l’écran reçoivent parfois des réponses très différentes.

Alcoolémie : quand reprendre une assurance, et pourquoi le calendrier compte#

Mise à jour du 2026-09-03.

Tu as perdu ton permis après un contrôle d’alcoolémie, et depuis, aucune compagnie ne veut t’assurer. Le réflexe est d’attendre : attendre la fin de la suspension, attendre que « ça se tasse », attendre d’y voir plus clair.

C’est précisément le calendrier qu’il faut revoir.

Ce que ton assureur avait le droit de faire — et ce qu’il n’était pas obligé de faire#

Une alcoolémie constitue une aggravation du risque. Elle ouvre à l’assureur un droit de résiliation. Elle ne l’y oblige pas.

La distinction n’est pas théorique : beaucoup de compagnies exercent ce droit par politique commerciale, d’autres non. Si tu as été résilié, ce n’est donc pas une fatalité juridique — c’est une décision d’entreprise, et une autre entreprise peut décider autrement.

Ce que dit la vidéo

Un refus n’est pas une évaluation de ta conduite d’aujourd’hui. C’est l’absence d’un contrat correspondant à ce motif.

Les trois éléments qui décident réellement#

Un dossier après alcoolémie ne se résume pas au mot « alcoolémie ». Ce que regarde une compagnie qui accepte ce motif :

  • La date des faits. C’est le facteur le plus lourd, et le seul qui s’améliore tout seul.
  • La nature de la sanction. Un retrait de points, une suspension administrative et une annulation judiciaire ne sont pas le même dossier — et beaucoup de refus viennent d’une confusion entre les trois.
  • L’existence d’un accident associé. Une alcoolémie relevée lors d’un contrôle et une alcoolémie avec dommages corporels ouvrent deux marchés différents.

À cela s’ajoute le cumul : alcoolémie seule, ou alcoolémie plus malus, plus impayé, plus une autre sanction. C’est presque toujours le cumul qui ferme, pas le motif isolé.

Le calendrier : monter le dossier pendant, pas après#

C’est le point que presque personne n’exploite.

Une suspension a une fin connue. Le dossier d’assurance, lui, peut se monter pendant : étude, présentation aux compagnies, proposition chiffrée. Il s’active à la restitution du permis.

Attendre la fin de la suspension pour seulement commencer, c’est ajouter les délais d’étude aux délais de sanction. Plusieurs semaines sans véhicule, pour rien.

Et surtout : rester non assuré pendant cette période ne fait rien progresser. Le compteur du bonus ne tourne que si tu es couvert, et un trou dans l’historique est une question de plus à traiter ensuite.

Déclarer, toujours#

La tentation existe de ne rien dire. Elle est mauvaise pour une raison mécanique : le motif figure au relevé d’information, que la compagnie suivante demande systématiquement. L’omission ne cache rien.

Ce qu’elle fait, en revanche, c’est rendre le contrat contestable. Une fausse déclaration intentionnelle entraîne la nullité, et la nullité signifie aucun euro versé au premier sinistre — avec, en face, une indemnisation de tiers à payer sur ton patrimoine.

Un dossier déclaré coûte plus cher qu’un dossier caché. Un dossier caché ne coûte rien jusqu’au jour où il coûte tout.

Ce que la mémoire du système conserve#

Deux durées, souvent confondues :

  • le fichier AGIRA garde la résiliation 2 ans, et 5 ans si elle fait suite à un sinistre ;
  • le relevé d’information conserve 5 ans d’historique.

Aucun texte n’impose d’attendre ces échéances pour se réassurer. Elles décrivent une mémoire, pas une interdiction.

Où le dossier trouve preneur#

Les compagnies qui tarifient ce motif sont peu nombreuses. Elles ne figurent sur aucun comparateur — leur modèle repose sur l’étude de dossier, pas sur une grille à trois critères — et elles travaillent par apport, via des courtiers spécialisés.

L’écart de tarif entre elles est plus large que sur un profil standard. Se tromper de porte coûte donc doublement : le refus est enregistré, et chaque refus rend le suivant plus difficile.

En pratique#

Rassemble le relevé d’information, la décision de sanction et la carte grise. Ne multiplie pas les demandes en direct : une seule, bien placée, vaut mieux que dix au hasard.

Et ne cale pas ton calendrier sur la fin de la suspension. Cale-le sur maintenant.

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L’autre vidéo sur ce sujet#

Le même sujet, dans la vidéo sortie le 3 septembre.

Questions fréquentes

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L’assureur est-il obligé de résilier après une alcoolémie ?

Non. L’aggravation du risque lui ouvre un droit de résiliation, il n’y est pas contraint. Beaucoup l’exercent quand même : c’est un choix commercial, pas une obligation légale. Si ton contrat court encore, il n’y a pas de raison de le résilier toi-même par anticipation.

Qu’est-ce qui pèse le plus dans le dossier ?

La date des faits, la nature de la sanction, et l’existence ou non d’un accident associé. Le temps écoulé depuis joue en ta faveur : c’est le seul facteur qui s’améliore tout seul, et il compte réellement dans la décision des compagnies spécialisées.

Combien de temps la résiliation reste-t-elle enregistrée ?

2 ans à l’AGIRA, 5 ans si elle fait suite à un sinistre. Le relevé d’information conserve, lui, 5 ans d’historique. Ce ne sont pas les mêmes documents ni les mêmes durées, et aucun des deux n’est une interdiction d’assurance.

Faut-il déclarer une alcoolémie à son nouvel assureur ?

Oui. Le motif figure sur le relevé d’information et ressortira de toute façon. Une omission intentionnelle expose à la nullité du contrat et au refus d’indemnisation, découverts au moment du sinistre — c’est-à-dire au pire moment possible.

Faut-il attendre la fin de la suspension pour chercher un contrat ?

Non, et il vaut mieux ne pas attendre. Le dossier se monte pendant la suspension et s’active à la restitution du permis : on est couvert le jour où on reprend la route, au lieu de commencer les démarches ce jour-là.

Rédaction
Cabinet ASSUGERIS
Immatriculation
ORIAS n° 07 005 657
Spécialité
Profils refusés ailleurs
Depuis
2006

Qui fait ces vidéos

Tournées et écrites par le cabinet ASSUGERIS, courtier en assurances immatriculé à l’ORIAS sous le n° 07 005 657, spécialisé depuis 2006 dans les profils que les assureurs généralistes refusent. Chaque vidéo part d’une question qu’on nous pose au téléphone ; l’article qui l’accompagne la détaille, et la transcription dit mot pour mot ce qui y est dit.

Publiée le : 26 août 2026 · Qui sommes-nous · Mentions légales · 04 68 05 75 45

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