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Assurance après un test stupéfiants : les compagnies qui peuvent t'accepter

Oui, une assurance après stupéfiants, c'est possible. Ton assureur actuel est un généraliste : ton profil sort de ses critères d'acceptation, donc il ne prend pas le risque et résilie ou refuse. Mais nous, nous sommes Assugeris : courtier spécialisé profils aggravés depuis 20 ans. Nous travaillons avec les compagnies qui couvrent justement ce type de dossier. Ce guide détaille la mécanique du contrôle, des sanctions et de la lecture du dossier ; pour faire étudier ta situation, tu peux obtenir un devis après un contrôle stupéfiants.
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Pourquoi tous les assureurs te refusent après un contrôle stupéfiants

Un contrôle positif aux stupéfiants au volant compte parmi les motifs qui autorisent un assureur à résilier ton contrat ou à refuser un nouveau dossier. Le mécanisme derrière ce refus n'a rien de mystérieux : un assureur généraliste calibre ses critères d'acceptation pour le conducteur sans antécédent. Dès que ton dossier mentionne ce type de contrôle, il sort de son cadre, et il préfère refuser plutôt que de prendre un risque qu'il ne sait pas chiffrer.

D'autres compagnies existent spécifiquement pour ces profils. Elles disposent de barèmes conçus pour tarifier ce type d'antécédent, là où le généraliste ferme simplement la porte. C'est un marché de spécialistes, pas une impasse — encore faut-il savoir à laquelle présenter le dossier, ce qui est exactement notre travail.

Ce que voit vraiment une compagnie dans ton dossier

La compagnie ne lit pas un article de presse ni une rumeur : elle lit ton relevé d'information, délivré par ton assureur, qui retrace les 5 dernières années de ton historique — sinistres, résiliations, infractions déclarées. Ce document précise la nature de l'infraction et sa date, et indique si elle a entraîné une résiliation de contrat.

Un dossier ancien, sans nouvel incident depuis, se présente objectivement mieux qu'un contrôle récent. Une suspension ou une annulation de permis associée au contrôle complique l'étude, sans la rendre impossible — c'est justement ce type de nuance qu'un courtier spécialisé sait lire et expliquer aux compagnies.

Ce qu'on fait, concrètement

Nous ne renvoyons pas vers un simulateur en ligne : nous lisons ton dossier et savons à qui le présenter.

Certains dossiers, plus rares, ne trouvent aucune solution dans notre réseau à l'instant T. On te le dit sans détour plutôt que de te faire perdre du temps avec une fausse piste.

Combien ça coûte après un contrôle stupéfiants ?

Il n'y a pas de tarif standard pour ce profil, et personne ne peut honnêtement t'en donner un sans avoir étudié ton dossier. Le prix varie selon la compagnie sollicitée, l'ancienneté du contrôle, ton historique de conduite global et le véhicule à assurer. Deux profils proches peuvent recevoir des propositions très différentes d'une compagnie à l'autre — raison de plus pour présenter ton dossier à plusieurs plutôt qu'à une seule.

Assugeris en chiffres

Depuis 20 ans, nous étudions les dossiers que les généralistes écartent d'emblée. De nombreux dossiers étudiés, une réponse dans l’heure : c'est ce qu'on te garantit, en plus d'une lecture honnête et précise de ta situation.

Stupéfiants au volant : ce que prévoit la loi

En matière de stupéfiants, la règle est la tolérance zéro : il n'existe pas de « petit taux » toléré comme pour l'alcool. Un dépistage positif suffit à caractériser l'infraction, qui est un délit. Les sanctions peuvent inclure une suspension ou une annulation du permis, une amende et d'autres peines complémentaires, aggravées en cas de récidive ou d'accident associé.

Le contexte compte dans la lecture d'un dossier : un dépistage lors d'un contrôle de routine ne pèse pas comme un dépistage relevé après un accident, où sinistre et stupéfiant sont liés. Une première fois se présente plus simplement qu'une récidive. Ce sont ces éléments, présentés franchement, qui déterminent à quelles compagnies ton dossier peut être soumis.

Alcool et stupéfiants : ce qui n'est pas comparable

Les deux motifs sont souvent mis dans le même sac. Ils ne fonctionnent pourtant ni de la même façon en droit, ni de la même façon dans une grille de souscription.

Différences de traitement entre les deux motifs, du contrôle routier au dossier d'assurance.
CritèreAlcoolStupéfiants
Seuil de tolérance0,5 g/L, abaissé à 0,2 g/L en probatoireAucun : tolérance zéro
QualificationContravention, puis délit à partir de 0,8 g/LDélit dès le dépistage positif
Mode de mesureAir expiré ou sang, avec une échelle graduéeTest salivaire, confirmé par analyse sanguine
Lecture par les grillesNuançable selon le tauxBinaire : la mention suffit à déclencher un refus
Les deux ensemblePeines majorées, et marché d'assurance nettement plus étroit

Cette différence de structure a une conséquence pratique : le nombre de compagnies acceptant d'étudier un dossier stupéfiants est plus réduit que pour une alcoolémie, et la sélection se fait moins sur la gravité que sur la politique de souscription de chacune. D'où l'intérêt de savoir d'emblée à qui présenter le dossier plutôt que d'accumuler des refus.

Du test salivaire à l'analyse sanguine : le déroulé d'un contrôle

Le dépistage commence par un test salivaire. En cas de résultat positif, il peut être confirmé par une analyse sanguine, qui constitue la mesure de référence. Ce sont deux opérations distinctes, avec deux documents différents, et cette distinction compte pour la suite du dossier.

Les situations de contrôle sont elles aussi encadrées. Le procureur peut décider de contrôles systématiques dans certains lieux, mais en pratique le dépistage intervient le plus souvent à l'occasion d'un accident, d'une infraction au Code de la route, ou lorsque tu présentes des signes plausibles d'usage.

Dans la plupart des cas, le permis est retenu immédiatement sur place par les forces de l'ordre : c'est la rétention, matérialisée par un avis remis en main propre. Elle précède la décision de suspension prise par la préfecture, puis, le cas échéant, la décision du tribunal. Trois documents, trois moments : savoir lequel tu détiens permet de situer exactement où en est ta procédure, et donc ce qu'une compagnie peut déjà étudier.

Comme pour toute procédure, ce sont les documents qui font foi : avis de rétention du permis, procès-verbal, et le cas échéant jugement. Conserve-les. Ils datent les faits et les qualifient précisément, ce qui vaut infiniment mieux qu'une explication orale plusieurs mois plus tard, au moment où une compagnie te demandera ce qui s'est passé exactement.

Ce que le dépistage établit, et ce qu'il n'établit pas

Voilà une nuance que peu de pages expliquent, et qui revient pourtant dans presque tous les dossiers. Un test met en évidence la présence d'une substance ; il ne mesure pas, comme le fait un éthylotest pour l'alcool, un degré d'imprégnation au moment précis du contrôle.

C'est ce qui explique la fréquence des demandes de contre-expertise sur ce type de procédure : la personne contrôlée conteste moins le résultat que ce qu'il est censé démontrer. Si tu es dans ce cas, la démarche se demande dans le cadre de la procédure, avec des formes et des délais à respecter ; le point d'entrée officiel est service-public.fr.

Côté assurance, en revanche, cette nuance ne change pas grand-chose tant que la procédure est en cours : ce qu'une compagnie regarde, c'est ce qui est inscrit et daté. Si une contestation aboutit, en revanche, elle modifie la pièce elle-même — et donc le dossier. C'est une des rares situations où attendre a un sens.

Ce qu'une compagnie cherche à savoir, dans quel ordre

Sur ce motif, l'étude d'un dossier suit une séquence assez stable. La connaître permet de préparer les bonnes pièces plutôt que de répondre au coup par coup.

Y a-t-il eu un sinistre ? C'est la première question. Un dépistage lors d'un contrôle de routine n'a coûté d'indemnisation à personne ; un dépistage réalisé après un accident cumule l'infraction et la sinistralité, et réduit fortement le nombre de compagnies qui acceptent d'étudier.

Quelle sanction a été prononcée ? Suspension ou annulation ne mobilisent pas les mêmes interlocuteurs, et la sanction cadre la durée pendant laquelle le sur-risque est pris en compte.

À quelle date ? Le relevé d'information couvre les cinq dernières années. Un épisode ancien, suivi d'une période sans incident, se présente objectivement mieux qu'un épisode du trimestre écoulé, même quand le motif est identique : c'est tout l'objet de ce que dit ton relevé d'information.

Est-ce isolé ? Une première fois se traite plus simplement qu'une répétition, et une mention seule plus simplement qu'un dossier cumulant alcool, suspension de permis et résiliation. C'est cette combinaison que lit un courtier spécialisé dans les profils aggravés, pas l'étiquette seule.

Les pièces du dossier, et ce que chacune prouve

Sur ce motif, une pièce manque presque toujours : l'analyse de confirmation. C'est pourtant elle qui distingue un dépistage d'une infraction établie. Chaque réponse ci-dessous se lit seule.

Le résultat du dépistage salivaire suffit-il ?

Non. Le dépistage oriente, il ne prouve pas : seule l'analyse de confirmation — salivaire ou sanguine — établit l'infraction. Un dossier qui ne présente que le dépistage laisse le souscripteur supposer le pire. Fournir la confirmation, même défavorable, vaut mieux que la laisser imaginer.

Peut-on demander une contre-expertise ?

Oui, et la demande doit être formulée dans les délais indiqués sur le procès-verbal. Elle porte sur l'échantillon conservé. Côté dossier, une contre-expertise demandée puis abandonnée n'apporte rien ; une contre-expertise menée à son terme, quel qu'en soit le résultat, montre un dossier suivi.

Quelles pièces réunir avant de demander un devis ?

Le procès-verbal, l'analyse de confirmation, la décision reçue — arrêté ou jugement — et le relevé d'information de l'assureur précédent. Quatre pièces : c'est peu, et c'est réunissable en quelques jours si on s'y prend dès la notification.

Faut-il transmettre le jugement en entier ?

Au moins les pages portant la qualification retenue, la peine prononcée et les catégories de permis visées. C'est cette dernière partie qui décide de ce qu'il reste possible de conduire — et c'est presque toujours celle qui manque dans les dossiers reçus.

Que faire si la procédure est encore en cours ?

Le dire, et présenter ce qui existe. Une suspension administrative peut précéder de plusieurs mois le jugement : le dossier s'étudie sur la base de l'arrêté, quitte à être revu ensuite. Attendre le jugement pour s'assurer, c'est laisser un trou dans l'historique en plus du motif.

Combien de temps l'épisode reste-t-il lisible ?

Cinq ans au relevé d'information. La condamnation, elle, suit un calendrier judiciaire indépendant. Côté dossier, ce sont les douze premiers mois qui sont les plus durs : passé un an sans nouvel incident, le nombre de compagnies qui acceptent d'étudier augmente sensiblement.

Ce que chaque pièce apporte à un dossier stupéfiants, et qui la délivre.
La pièceCe qu'elle prouveQui la délivre
Procès-verbalLes circonstances du contrôle et ses suitesLes forces de l'ordre
Analyse de confirmationL'infraction établie — la pièce décisiveLe laboratoire requis
Arrêté préfectoralLa suspension administrative, sa duréeLa préfecture
JugementLa qualification, la peine, les catégories viséesLe tribunal
Relevé d'informationSinistres sur 5 ans, coefficient, motif de résiliationL'assureur, sous 15 jours

Article L235-1 du Code de la route ; réglementation de la drogue au volant (Sécurité routière). La composition du dossier vient de la pratique du cabinet.

Schéma des quatre pièces d'un dossier d'assurance et de ce que chacune prouve : la décision — arrêté ou jugement — porte la mesure, sa durée et les catégories de permis visées ; le relevé d'information porte cinq ans de sinistres, le coefficient et le motif de résiliation, et doit être remis sous quinze jours ; la carte grise identifie le véhicule, son titulaire et sa puissance au champ P.2 ; le permis atteste la date d'obtention et les catégories. Réunies, elles permettent une étude le jour même ; au compte-gouttes, elles coûtent un à deux jours par aller-retour.
Ici, une cinquième pièce s'intercale entre la décision et le reste : l'analyse de confirmation.

Questions fréquentes

Non. C'est la tolérance zéro : un dépistage positif suffit à caractériser le délit, contrairement à l'alcool qui a des seuils. Le contexte (contrôle simple ou accident) pèse ensuite sur la lecture du dossier.

Oui, auprès de compagnies spécialisées. Ce n'est pas une impasse mais un marché de spécialistes. On étudie ton dossier sans morale, sans qu'aucune acceptation puisse être garantie à l'avance.

Oui. Un contrôle positif ne rend pas inassurable : il change qui peut étudier le dossier. Les assureurs généralistes ne couvrent pas ce type de profil, mais des compagnies spécialisées le tarifient. Aucune acceptation ne peut être garantie à l'avance : le dossier est étudié au cas par cas.

La conduite après usage de stupéfiants fait partie des infractions qui autorisent la résiliation, souvent dès que l'assureur en a connaissance ou après condamnation. C'est un motif que les assureurs généralistes traitent presque systématiquement par un refus.

L'assureur se base sur ton relevé d'information, qui couvre les 5 dernières années. Un contrôle ancien, sans autre antécédent depuis, se présente mieux qu'un dossier récent, même si le motif reste identique.

Ce qui compte pour l'assurance, c'est ce qui figure sur ton relevé d'information, pas la sanction pénale elle-même. Une suspension ou une annulation de permis associée au contrôle complique le dossier, sans le rendre impossible à étudier.

Non, et c'est même l'inverse : le même dossier peut recevoir des réponses très différentes selon la compagnie. C'est pour ça qu'on présente ton dossier à plusieurs assureurs plutôt qu'à un seul.

Non, et personne ne le peut honnêtement. Nous étudions le dossier, le présentons aux compagnies qui couvrent ce type de profil, et nous te disons franchement ce qui est possible.

Un test salivaire d'abord, qui peut ensuite être confirmé par une analyse sanguine. Le contrôle intervient le plus souvent à l'occasion d'un accident, d'une infraction, ou en présence de signes plausibles d'usage ; le procureur peut aussi ordonner des contrôles systématiques dans certains lieux.

Il établit la présence d'une substance, pas un degré d'imprégnation au moment du contrôle comme le ferait un éthylotest. C'est ce qui explique la fréquence des contre-expertises. Cette démarche se demande dans le cadre de la procédure, avec des formes et des délais à respecter.

Non, et c'est la première chose qu'une compagnie regarde. Un contrôle isolé n'a coûté d'indemnisation à personne. Un dépistage réalisé après un accident cumule l'infraction et un sinistre responsable : le nombre de compagnies acceptant d'étudier se réduit fortement. Précise-le dès le premier contact : c'est la question d'ouverture de toute étude.

La règle s'applique aussi à lui : l'interdiction ne vise pas uniquement la personne au volant, mais également celle qui exerce la fonction d'accompagnement. C'est un point méconnu qui prend au dépourvu des conducteurs expérimentés. La sanction et ses effets sur le contrat sont les mêmes que pour le conducteur.

Ton dossier concerne une autre situation ? On traite très régulièrement les dossiers après une alcoolémie et après une annulation de permis, deux profils souvent liés au tien.

En savoir plus sur la conduite après stupéfiants

Voici ce que dit la loi, comment se passe un contrôle et ce qu'on regarde dans ton dossier. Déplie les blocs qui te concernent.

Conduire après avoir consommé du cannabis, ou toute autre substance ou plante classée comme stupéfiant, est un délit.

À savoir : cela vaut aussi pour un accompagnateur dans le cadre de la conduite accompagnée.

On te fait d'abord un test salivaire. Il peut ensuite être confirmé par une analyse sanguine.

Le procureur peut décider de contrôles systématiques dans certains lieux, mais en général tu es contrôlé à l'occasion :

  • d'un accident ;
  • d'une infraction au code de la route ;
  • ou si tu présentes des signes plausibles d'usage.

Un test positif — ou ton refus de t'y soumettre — entraîne :

  • la perte de 6 points ;
  • la suspension ou l'annulation de ton permis ;
  • une amende ;
  • des peines complémentaires possibles (prison, travaux d'intérêt général).
Attention : si un état alcoolique est aussi révélé pendant le contrôle, les peines sont majorées.

Pour lire ton dossier sur les 5 dernières années, on te demande :

  • ton avis de rétention de permis ;
  • la communication judiciaire (le jugement) si tu as été jugé ;
  • ton permis de conduire recto-verso, ou un avis favorable de médecine ;
  • le relevé d'information de tes précédents assureurs ;
  • la carte grise, ou l'immatriculation avec l'année de mise en circulation.

Avec ça, on lit ta situation réelle et on présente ton dossier aux compagnies qui tarifient ce profil.

Sur quoi repose ce guide

Ce guide est rédigé par Assugeris, cabinet de courtage en assurances immatriculé à l'ORIAS sous le n° 07 005 657, spécialisé depuis 2006 dans les dossiers écartés par les assureurs généralistes. Le cadre de l'infraction relève du Code de la route ; la façon dont les compagnies traitent ce motif vient des dossiers que le cabinet présente chaque semaine. Rien n'y est écrit pour rassurer : on décrit ce qu'on observe, y compris quand c'est défavorable.

Dernière mise à jour : juillet 2026. Qui sommes-nous · Mentions légales · 04 68 05 75 45

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