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Combien de temps dure un malus ?

Le malus n'est pas une punition à durée fixe : c'est un coefficient qui évolue chaque année en fonction de ta sinistralité. Voici comment il se calcule, et combien de temps il faut, concrètement, pour redescendre.

Comment fonctionne le coefficient bonus-malus

Le coefficient de réduction-majoration (CRM), couramment appelé bonus-malus, part de 1,00 à la souscription. Chaque année sans sinistre responsable, il baisse de 5 % (il est multiplié par 0,95), jusqu'à un plancher de 0,50. Chaque sinistre responsable le fait au contraire augmenter de 25 % (multiplié par 1,25), jusqu'à un plafond réglementaire de 3,50.

Combien de temps pour redescendre à 1,00 ?

Il n'y a pas de durée fixe unique : tout dépend du niveau atteint. Concrètement, une baisse de 5 % par an signifie qu'il faut plusieurs années consécutives sans sinistre pour revenir à un coefficient neutre après un malus élevé. Plus le coefficient est haut au départ, plus le nombre d'années nécessaires est important — c'est une trajectoire progressive, pas un compteur qui se remet à zéro à une date fixe.

Active JavaScript pour estimer, à partir de ton coefficient actuel, le nombre d'années sans sinistre responsable nécessaires pour revenir à 1,00 puis à 0,50.

Le malus disparaît-il après quelques années sans sinistre ?

Une règle existante prévoit qu'après deux années consécutives sans sinistre responsable, un conducteur qui était au coefficient maximal peut retrouver un coefficient de 1,00, sous certaines conditions liées à son contrat. En dehors de ce cas, c'est la baisse progressive de 5 % par an qui s'applique. Ton relevé d'information (voir notre guide dédié) indique précisément où tu en es.

Le détail du calcul, si tu veux tout comprendre

On t'a résumé le principe plus haut. Si tu veux le calcul exact, année par année, et savoir précisément quels sinistres pèsent sur ton coefficient, déplie les blocs ci-dessous.

Un conducteur qui débute, ou sans antécédent d'assurance, part d'un coefficient de 1. Sans aucun sinistre responsable, il baisse de 5 % chaque année (on multiplie le coefficient de l'année précédente par 0,95), jusqu'au plancher de 0,50 — atteint après 13 années d'assurance continue sans accident responsable.

Âge du contratCoefficientDétail du calcul
1 an0,951 × 0,95 = 0,95
2 ans0,900,95 × 0,95 = 0,90
3 ans0,850,90 × 0,95 = 0,85
4 ans0,800,85 × 0,95 = 0,80
5 ans0,760,80 × 0,95 = 0,76
6 ans0,720,76 × 0,95 = 0,72
7 ans0,680,72 × 0,95 = 0,68
8 ans0,640,68 × 0,95 = 0,64
9 ans0,600,64 × 0,95 = 0,60
10 ans0,570,60 × 0,95 = 0,57
11 ans0,540,57 × 0,95 = 0,54
12 ans0,510,54 × 0,95 = 0,51
13 ans0,500,51 × 0,95 = 0,50 (plancher)
Source : mécanisme du coefficient de réduction-majoration, Code des assurances (annexe à l'article A121-1).

Chaque sinistre dont tu es responsable majore ton coefficient de 25 % — autrement dit, on multiplie ton dernier coefficient par 1,25, jusqu'à un plafond de 3,50.

Exemple concret : un conducteur à 0,95 (soit 5 % de bonus) a un accident 100 % responsable. L'année suivante, son coefficient passe à 1,18 — soit 18 % de malus. En une seule fois, il perd son bonus et bascule côté malus.

Un accident responsable à 50 % applique une majoration réduite. C'est pour ça que deux conducteurs avec « un accident » au dossier ne sont pas du tout au même point selon leur part de responsabilité.

Seuls les sinistres dont tu es responsable entrent dans le calcul du coefficient. Ne sont donc pas retenus :

  • les sinistres où ta responsabilité n'est pas engagée ;
  • le vol ;
  • l'incendie ;
  • le bris de glace.

C'est une nuance décisive : un dossier avec plusieurs déclarations peut avoir un coefficient bien plus bas qu'il n'y paraît, si ces sinistres n'étaient pas responsables. C'est exactement ce qu'on regarde en détail dans ton relevé d'information.

Pour te faire un devis comparatif simple et rapide, on part de trois documents :

  • ton permis de conduire (recto et verso) ;
  • le relevé d'information de tes précédents assureurs (sur 36 mois si possible) ;
  • la carte grise du véhicule, ou son immatriculation avec l'année de mise en circulation.

Avec ça, on lit ta situation réelle — pas l'étiquette « malussé » que t'a collée un généraliste — et on présente ton dossier aux compagnies qui tarifient ce profil.

Pourquoi un malus élevé ferme des portes chez les généralistes

Un coefficient proche de 3,50 signifie, pour un assureur généraliste, un risque qui sort largement de sa grille de tarification standard. Il refuse souvent, non pas parce que le dossier est "mauvais" dans l'absolu, mais parce que son modèle n'est pas construit pour ce niveau de risque. D'autres compagnies, elles, tarifient spécifiquement les gros malus — encore faut-il savoir à qui présenter le dossier.

Questions fréquentes

Sans nouveau sinistre responsable, le coefficient baisse de 5 % par an (× 0,95). Le nombre d'années dépend du niveau atteint : plus le malus est élevé au départ, plus il faut d'années consécutives sans sinistre pour revenir à 1,00. Le calculateur ci-dessus te donne une estimation.

Non. Le coefficient suit le conducteur, pas le contrat ni le véhicule : il figure sur ton relevé d'information et te suit d'un assureur à l'autre. Changer de compagnie ne remet pas le compteur à zéro.

Une règle prévoit qu'après deux années consécutives sans sinistre responsable, un conducteur au coefficient maximal peut retrouver un coefficient de 1,00, sous conditions liées au contrat. En dehors de ce cas, c'est la baisse progressive de 5 % par an qui s'applique.

Non. Seuls les sinistres dont tu es responsable majorent le coefficient. Les sinistres non responsables, le vol, l'incendie et le bris de glace n'entrent pas dans le calcul du malus.

En résumé

Un malus élevé à ton dossier ?

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