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Combien de temps dure un malus ?

Le malus n'est pas une punition à durée fixe : c'est un coefficient qui évolue chaque année selon tes sinistres. Ce guide t'explique comment il se calcule, combien de temps il faut pour redescendre et ce qu'un assureur lit derrière le chiffre. Tu y trouveras aussi la méthode pour refaire le calcul toi-même, deux exemples chiffrés et une check-list avant ta demande de devis.

Par l'équipe ASSUGERIS, courtier immatriculé ORIAS — publié le 13 juillet 2026, mis à jour en juillet 2026 · 15 min de lecture

Sur cette page

Comment fonctionne le coefficient bonus-malus#

Le coefficient de réduction-majoration (CRM), qu'on appelle couramment bonus-malus, part de 1,00 à la souscription. Il évolue ensuite chaque année, selon deux règles :

  • chaque année sans sinistre responsable, il baisse de 5 % : on le multiplie par 0,95, sans descendre sous le plancher de 0,50 ;
  • chaque sinistre responsable le fait monter de 25 % : on le multiplie par 1,25, sans dépasser le plafond réglementaire de 3,50.

Deux propriétés expliquent la plupart des malentendus. D'abord, le coefficient est multiplicatif : chaque règle s'applique à la valeur de l'année précédente, pas à 1,00. Et comme une hausse de 25 % pèse bien plus lourd qu'une baisse de 5 %, la montée est brutale et la descente lente.

Ensuite, il suit le conducteur, pas le véhicule ni le contrat. Il figure sur ton relevé d'information, le document qui résume ton historique d'assurance, et il te suit d'une compagnie à l'autre.

Combien de temps pour redescendre à 1,00 ?#

Il n'y a pas de durée unique : tout dépend du niveau que tu as atteint. Avec une baisse de 5 % par an, il faut plusieurs années consécutives sans sinistre pour revenir à un coefficient neutre après un malus élevé.

Plus ton coefficient est haut au départ, plus il faut d'années. C'est une trajectoire progressive, pas un compteur qui se remet à zéro à une date fixe. Le calculateur ci-dessous te donne une estimation à partir de ton coefficient actuel.

Calcule ton coefficient à la prochaine échéance

Ta situation en trois réponses, et tu sais où tu en seras.

Départ à 1,00 ; × 1,25 par sinistre responsable, × 1,125 par sinistre à responsabilité partagée (plafond 3,50) ; × 0,95 par année sans sinistre responsable (plancher 0,50). Faire étudier mon dossier

Deux années consécutives sans sinistre responsable ramènent un malus à 1,00. Résultat arrondi à la deuxième décimale par défaut. Une estimation pour comprendre, pas un tarif : c’est ton relevé qui fait foi.

Le malus disparaît-il après quelques années sans sinistre ?#

Une règle prévoit qu'après deux années consécutives sans sinistre responsable, un conducteur qui était au coefficient maximal peut retrouver un coefficient de 1,00, sous certaines conditions liées à son contrat. En dehors de ce cas, c'est la baisse progressive de 5 % par an qui s'applique.

Ton relevé d'information indique précisément où tu en es. C'est le seul document qui fait foi sur ce point : en cas de doute, c'est lui qu'il faut regarder, pas une estimation.

Le détail du calcul, si tu veux tout comprendre#

On t'a résumé le principe plus haut. Si tu veux le calcul exact, année par année, et savoir quels sinistres pèsent vraiment sur ton coefficient, déplie les blocs ci-dessous.

La descente année par année (de 1,00 à 0,50)

Un conducteur qui débute, ou qui n'a pas d'antécédent d'assurance, part d'un coefficient de 1. Sans aucun sinistre responsable, ce coefficient baisse de 5 % chaque année : on multiplie celui de l'année précédente par 0,95. Il atteint le plancher de 0,50 au bout de 13 années d'assurance continue sans accident responsable.

Âge du contratCoefficientDétail du calcul
1 an0,951 × 0,95 = 0,95
2 ans0,900,95 × 0,95 = 0,90
3 ans0,850,90 × 0,95 = 0,85
4 ans0,800,85 × 0,95 = 0,80
5 ans0,760,80 × 0,95 = 0,76
6 ans0,720,76 × 0,95 = 0,72
7 ans0,680,72 × 0,95 = 0,68
8 ans0,640,68 × 0,95 = 0,64
9 ans0,600,64 × 0,95 = 0,60
10 ans0,570,60 × 0,95 = 0,57
11 ans0,540,57 × 0,95 = 0,54
12 ans0,510,54 × 0,95 = 0,51
13 ans0,500,51 × 0,95 = 0,50 (plancher)

Chaque résultat est arrondi à deux décimales, vers le bas : 0,95 × 0,95 donne 0,9025, qui se lit 0,90.

Source : mécanisme du coefficient de réduction-majoration, Code des assurances (annexe à l'article A121-1).
Ce qu'un accident responsable fait grimper

Chaque sinistre dont tu es responsable majore ton coefficient de 25 %. Autrement dit, on multiplie ton dernier coefficient par 1,25, sans dépasser le plafond de 3,50.

Exemple concret : un conducteur à 0,95 (soit 5 % de bonus) a un accident 100 % responsable. L'année suivante, son coefficient passe à 1,18, soit 18 % de malus. En une seule fois, il perd son bonus et bascule du côté du malus.

Un accident où ta responsabilité n'est engagée qu'à 50 % entraîne une majoration réduite : le coefficient est alors multiplié par 1,125, comme l'indique le schéma plus bas. C'est pour ça que deux conducteurs avec « un accident » dans leur dossier ne sont pas du tout au même point : tout dépend de leur part de responsabilité.

Quels sinistres comptent vraiment ?

Seuls les sinistres dont tu es responsable entrent dans le calcul du coefficient. Ne sont donc pas retenus :

  • les sinistres où ta responsabilité n'est pas engagée ;
  • le vol ;
  • l'incendie ;
  • le bris de glace.

C'est une nuance décisive. Un dossier avec plusieurs déclarations peut avoir un coefficient bien plus bas qu'il n'y paraît, si ces sinistres n'étaient pas responsables. C'est exactement ce qu'on regarde en détail dans ton relevé d'information.

Les documents qu'on étudie pour ton devis

Pour te faire un devis comparatif simple et rapide, on part de trois documents :

  • ton permis de conduire (recto et verso) ;
  • le relevé d'information de tes précédents assureurs (sur 36 mois si possible) ;
  • la carte grise du véhicule, ou son immatriculation avec l'année de mise en circulation.

Avec ça, on lit ta situation réelle, pas l'étiquette « malussé » qu'un généraliste t'a collée. Puis on présente ton dossier aux compagnies qui tarifient ce profil.

Exemple concret : un conducteur à 0,95 (soit 5 % de bonus) a un accident 100 % responsable. L'année suivante, son coefficient passe à 1,18, soit 18 % de malus. En une seule fois, il perd son bonus et bascule du côté du malus.

Calculer ton coefficient toi-même, étape par étape#

Tu peux refaire le calcul avec une feuille et une calculatrice, en utilisant seulement les règles de ce guide. Ça sert surtout à comprendre ton coefficient et à repérer une incohérence. Le chiffre qui fait foi reste celui de ton relevé d'information.

  1. Trouve ton coefficient actuel. Il figure sur ton relevé d'information. Ton avis d'échéance en affiche un aussi, celui retenu pour la période qui commence : plus bas, on explique pourquoi les deux peuvent différer.
  2. Repère ta date d'échéance. Ta période de référence, ce sont les douze mois qui s'arrêtent deux mois avant cette date. Pour une échéance au 31 décembre, elle va du 1er novembre au 31 octobre.
  3. Liste tes sinistres responsables, période par période. Laisse de côté les sinistres non responsables, le vol, l'incendie et le bris de glace : ils ne comptent pas. Un sinistre survenu après la fin d'une période compte pour la suivante.
  4. Applique les règles, une période après l'autre. Période complète sans sinistre responsable : multiplie par 0,95. Période avec un sinistre responsable : multiplie par 1,25 (par 1,125 si la responsabilité est partagée). Une période incomplète ne fait pas baisser le coefficient.
  5. Arrondis à deux décimales, vers le bas, et respecte les bornes. 0,8075 devient 0,80. Le résultat ne descend jamais sous 0,50 et ne dépasse jamais 3,50.
  6. Compare avec ton relevé. Si ton résultat diffère, regarde d'abord la date d'édition du document et le découpage des périodes. Si l'écart persiste, contrôle chaque ligne : date, responsabilité, classement du sinistre. Ce qui est inexact se conteste.

À vérifier aussi : si tu étais au coefficient maximal de 3,50, la règle des deux années consécutives sans sinistre responsable peut te ramener à 1,00, sous conditions liées à ton contrat. Ton relevé d'information te dit si elle s'applique à toi.

Deux exemples chiffrés, année par année#

Pour que tout soit concret, voici deux trajectoires calculées avec les règles de ce guide : baisse de 5 % par période complète sans sinistre responsable, hausse de 25 % par sinistre responsable, arrondi à deux décimales vers le bas. Chaque ligne correspond à une échéance annuelle.

Exemple : un accident qui efface quatre ans de bonus

Un conducteur débute à 1,00 et roule quatre ans sans sinistre responsable. La cinquième année, il a un accident dont il est entièrement responsable.

Trajectoire avec un accident 100 % responsable la cinquième année.
ÉchéanceCe qui s'est passéCalculCoefficient
DépartPremier contrat1,00
1 anAucun sinistre responsable1,00 × 0,95 = 0,950,95
2 ansAucun sinistre responsable0,95 × 0,95 = 0,90250,90
3 ansAucun sinistre responsable0,90 × 0,95 = 0,8550,85
4 ansAucun sinistre responsable0,85 × 0,95 = 0,80750,80
5 ansUn accident 100 % responsable0,80 × 1,25 = 1,001,00
6 ansAucun sinistre responsable1,00 × 0,95 = 0,950,95

Résultat : un seul accident a effacé quatre années de bonus. À la sixième échéance, ce conducteur est à 0,95, le niveau qu'il avait au bout d'un an. Sans cet accident, il serait à 0,76 au bout de cinq ans, puis à 0,72 au bout de six.

Exemple : le même accident, avec une responsabilité partagée

On reprend le même conducteur, à 0,80 au bout de quatre ans. Cette fois, sa responsabilité dans l'accident de la cinquième année est partagée : la majoration est réduite, et le coefficient est multiplié par 1,125 au lieu de 1,25.

Trajectoire avec un accident à responsabilité partagée la cinquième année.
ÉchéanceCe qui s'est passéCalculCoefficient
4 ansAucun sinistre responsable0,85 × 0,95 = 0,80750,80
5 ansUn accident à responsabilité partagée0,80 × 1,125 = 0,900,90
6 ansAucun sinistre responsable0,90 × 0,95 = 0,8550,85

Cette fois, l'accident ne coûte que deux années de bonus : 0,90, c'est le niveau atteint au bout de deux ans. D'où l'intérêt de bien vérifier la part de responsabilité indiquée sur ton relevé.

Même coefficient, deux dossiers très différents#

C'est le point qu'aucun calculateur ne montre, et pourtant c'est lui qui décide de l'acceptation. Le coefficient résume en un seul chiffre des historiques qui n'ont rien à voir entre eux. Un souscripteur, la personne qui décide d'accepter ou non ton dossier, fait le chemin inverse : il regarde ce qu'il y a derrière le chiffre.

Lectures observées sur les dossiers malus traités par le cabinet.
Ce que raconte le relevéCe que la compagnie en fait
Un sinistre corporel responsable, récentUn coût potentiel élevé : c'est le dossier le plus difficile à placer
Plusieurs accrochages matériels anciensUne fréquence, mais des montants faibles : plusieurs compagnies l'étudient
Un sinistre, puis des années calmesLa trajectoire compte autant que le point de départ
Un malus assorti d'une résiliationDeux signaux au lieu d'un : le motif doit être expliqué
Un malus, avec un contrat maintenu jusqu'au boutLa continuité rassure et joue en ta faveur

D'où une conclusion qui surprend : à coefficients proches, le dossier le plus lisible passe souvent avant celui dont le chiffre est légèrement meilleur.

Ce que ton coefficient ne dit pas#

Le CRM ne mesure qu'une chose : tes sinistres responsables. Il ignore tout le reste, qui pèse pourtant lourd au moment de la souscription.

  • Le motif de fin de ton contrat précédent : une résiliation par l'assureur ne se lit pas comme une résiliation à l'échéance que tu as choisie.
  • La continuité de ta couverture : un trou de plusieurs mois se remarque, et faute d'explication, il est interprété.
  • Les points du permis : un compteur totalement indépendant du coefficient. Un permis invalidé n'augmente pas le malus, et un malus élevé ne retire pas de points.
  • Un impayé : une résiliation pour non-paiement n'a rien à voir avec ta conduite. Une fois la dette régularisée, c'est même souvent l'argument le plus solide du dossier.
  • Le véhicule et l'usage : puissance, valeur, kilométrage, stationnement. Un même conducteur ne représente pas le même risque selon ce qu'il conduit.

Pourquoi les généralistes refusent les gros malus#

Pour un assureur généraliste, un coefficient proche de 3,50 correspond à un risque qui sort largement de ses critères habituels. Il refuse souvent. Ce n'est pas que ton dossier soit « mauvais » dans l'absolu : son modèle n'est tout simplement pas construit pour ce niveau de risque.

D'autres compagnies, elles, tarifient spécialement les gros malus. Encore faut-il savoir à qui présenter ton dossier. C'est le métier décrit sur notre page courtier spécialisé en profils aggravés, et la situation traitée sur notre page assurance auto avec malus.

Ce qui allonge un malus sans raison#

Certaines décisions prises en cours de route rallongent la trajectoire, alors qu'elles semblaient logiques sur le moment. Voici les quatre qu'on voit le plus souvent :

  • Déclarer un petit sinistre responsable dont le coût est proche de ta franchise, la part qui reste à ta charge : la majoration se paiera pendant des années, pas seulement l'année suivante.
  • Arrêter ton assurance parce que le tarif est devenu élevé : le coefficient ne descend pas pendant une période sans assurance, et ce trou s'ajoute au dossier.
  • Te déclarer conducteur secondaire à tort pour payer moins : la fausse déclaration se découvre au sinistre, au pire moment.
  • Laisser passer une erreur sur ton relevé : un taux de responsabilité inexact, ou un sinistre non responsable mal classé, entraîne une majoration qui n'a pas lieu d'être.

Ce que tu peux faire pendant que le coefficient redescend#

La descente est lente, et rien ne l'accélère. En revanche, plusieurs actions améliorent ton dossier à coefficient égal :

  • Vérifie ton relevé ligne par ligne et conteste ce qui est inexact : une correction obtenue vaut plusieurs années de descente.
  • Ne coupe pas ta couverture : c'est la seule variable entièrement entre tes mains, et l'une des plus regardées.
  • Adapte ton véhicule : à profil identique, une voiture moins puissante et moins chère augmente nettement le nombre de compagnies prêtes à étudier ton dossier.
  • Présente le contexte, avec des dates : ancienneté des sinistres, nature, responsabilité. Ce que tu fournis est évalué ; ce qui manque est supposé au pire.
  • Ne t'arrête pas au premier refus : il vient d'une grille de souscription, pas d'une impossibilité. Un jeune conducteur malussé ou un profil moto malus relèvent encore d'autres compagnies.

La mécanique du calendrier, celle qui surprend#

Ton coefficient ne change ni le jour du sinistre, ni le jour de l'échéance. Entre les deux, il y a une règle de dates que presque personne ne connaît. C'est elle qui explique la plupart des « erreurs » de coefficient. Chaque réponse ci-dessous se lit seule.

Sur quelle période le coefficient est-il calculé ?

Sur les douze mois consécutifs qui s'arrêtent deux mois avant l'échéance annuelle. Pour un contrat à échéance au 31 décembre, cette période de référence va donc du 1er novembre de l'année précédente au 31 octobre. Les deux derniers mois avant l'échéance n'entrent pas dans le calcul de l'année en cours.

Un sinistre de novembre compte-t-il pour l'année qui s'achève ?

Non, sur un contrat à échéance au 31 décembre : il tombe hors de la période de référence et sera pris en compte l'année suivante. D'où l'impression d'un coefficient « en retard » d'un an. Ce n'est pas une erreur de l'assureur, c'est la règle de calcul.

Pourquoi l'avis d'échéance et le relevé affichent-ils parfois deux chiffres ?

Parce qu'ils ne correspondent pas à la même date. L'avis d'échéance indique le coefficient retenu pour la période qui commence. Le relevé indique celui en vigueur à sa date d'édition. Deux documents justes, deux chiffres différents : c'est une source fréquente de malentendus au téléphone.

Comment le coefficient est-il arrondi ?

À deux décimales, par défaut, c'est-à-dire vers le bas. Un calcul qui donne 0,8075 se lit 0,80, pas 0,81. Sur une seule année, l'écart est minime. Sur une descente de plusieurs années, l'arrondi par défaut joue toujours en faveur de l'assuré.

Que se passe-t-il si on change d'assureur en cours d'année ?

Ton coefficient te suit, et la période de référence se recale sur la nouvelle échéance. C'est pour ça qu'un changement d'assureur peut donner l'impression de « perdre » quelques mois d'ancienneté. Rien n'est perdu : c'est seulement le découpage des périodes qui se déplace.

Une année incomplète compte-t-elle ?

Non. La réduction de 5 % s'obtient sur une période de référence entière. Un contrat interrompu au bout de sept mois ne fait pas baisser le coefficient cette année-là : il reste gelé. C'est un effet méconnu d'une interruption de couverture, en plus du trou qu'elle laisse dans ton historique.

Exemple pour un contrat à échéance au 31 décembre.
ÉvénementDans la période de référence ?Coefficient concerné
Sinistre en marsOui (1er nov. – 31 oct.)Celui de l'année qui commence
Sinistre en octobreOui, de justesseCelui de l'année qui commence
Sinistre en novembreNonReporté d'un an
Sinistre en décembreNonReporté d'un an
Année complète sans sinistreRéduction de 5 %, arrondie par défaut

Période de référence, arrondi et coefficients : annexe à l'article A121-1 du Code des assurances. Les exemples de dates supposent une échéance au 31 décembre : la règle se transpose à n'importe quelle autre échéance.

Schéma du coefficient de réduction-majoration : il part de 1,00, se multiplie par 1,25 à chaque sinistre responsable et par 1,125 en responsabilité partagée, et par 0,95 à chaque année sans sinistre. Il est borné entre 0,50, atteint après treize ans sans sinistre, et 3,50. Deux années consécutives sans sinistre après un malus le ramènent directement à 1,00. La période de référence court sur les douze mois s'achevant deux mois avant l'échéance, et le résultat est arrondi par défaut à deux décimales.
La ligne du bas est celle que ce guide détaille : la période de référence, et le décalage qu'elle crée.

Les erreurs fréquentes de calcul et de lecture#

Quand un coefficient « ne tombe pas juste », l'explication est presque toujours l'une de celles-ci.

  • Retirer 0,05 par an au lieu de multiplier par 0,95. La baisse de 5 % porte sur la valeur de l'année précédente. Exemple : à 0,80, l'année suivante donne 0,76 (0,80 × 0,95), pas 0,75.
  • Ajouter 0,25 au lieu de multiplier par 1,25. Exemple : à 0,80, un sinistre responsable donne 1,00 (0,80 × 1,25), pas 1,05. À 2,00, l'écart se creuse : 2,50, et non 2,25.
  • Arrondir au plus proche. L'arrondi se fait toujours vers le bas : 0,8075 se lit 0,80, pas 0,81.
  • Compter les sinistres non responsables. Ni eux, ni le vol, ni l'incendie, ni le bris de glace ne font monter le coefficient.
  • Oublier la période de référence. Sur un contrat à échéance au 31 décembre, un sinistre de novembre ne compte que l'année suivante. Ton coefficient n'est pas faux : il est décalé.
  • Compter une année incomplète. Un contrat interrompu en cours de période ne fait pas baisser le coefficient pour cette année-là.
  • Croire qu'un nouvel assureur remet le compteur à zéro. Le coefficient te suit d'une compagnie à l'autre, grâce à ton relevé d'information.
  • Confondre malus et points du permis. Ce sont deux compteurs indépendants : perdre des points ne change pas ton coefficient.

Avant de demander un devis : ta check-list#

Quelques minutes de préparation font gagner des jours d'étude. Vérifie ces points avant d'envoyer ta demande :

  • ton permis de conduire, recto et verso ;
  • le relevé d'information de tes précédents assureurs, sur 36 mois si possible ;
  • la carte grise du véhicule, ou à défaut son immatriculation et son année de mise en circulation ;
  • ton coefficient actuel, lu sur le relevé, et ta date d'échéance ;
  • la liste de tes sinistres avec, pour chacun, la date, la nature (matériel ou corporel) et ta part de responsabilité ;
  • le motif de fin de ton dernier contrat : échéance, résiliation par l'assureur ou non-paiement ;
  • les éventuelles périodes sans assurance, avec leurs dates et leur raison ;
  • une erreur repérée sur ton relevé, à signaler dès ta demande ;
  • le véhicule et l'usage prévus : puissance, valeur, kilométrage, lieu de stationnement.

Oui ou non ? Trois questions pour vérifier

Question 1 sur 3

Le malus repart-il à zéro si je change d'assureur ?

Réponse : Non. Le coefficient suit le conducteur, pas le contrat ni le véhicule : il figure sur ton relevé d'information et te suit d'un assureur à l'autre. Changer de compagnie ne remet donc pas le compteur à zéro.

Question 2 sur 3

Un sinistre non responsable augmente-t-il mon malus ?

Réponse : Non. Seuls les sinistres dont tu es responsable font monter le coefficient. Les sinistres non responsables, le vol, l'incendie et le bris de glace n'entrent pas dans le calcul. Vérifie quand même leur classement sur ton relevé : les erreurs existent.

Question 3 sur 3

Le coefficient descend-il si je ne suis plus assuré ?

Réponse : Non. La baisse suppose une année d'assurance complète. Arrêter ta couverture n'accélère donc rien, et ajoute à ton dossier une période sans historique qui sera remarquée. C'est l'une des décisions qui coûtent le plus cher à long terme.

En résumé#

  • Sans sinistre responsable, le malus baisse de 5 % par an, jusqu'à 0,50.
  • Chaque sinistre responsable l'augmente de 25 %, jusqu'au plafond de 3,50.
  • Il n'y a pas de remise à zéro automatique à date fixe : c'est une trajectoire progressive.
  • Le calcul porte sur une période de référence qui s'arrête deux mois avant l'échéance, avec un arrondi vers le bas.
  • Il suit le conducteur : changer d'assureur ou de véhicule n'y change rien.
  • Le chiffre résume l'historique ; ce sont les lignes du relevé qui décident de l'acceptation.
  • Un malus élevé n'est pas rédhibitoire : certaines compagnies sont construites pour ce profil.

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Questions fréquentes

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Combien de temps faut-il pour effacer un malus ?

Sans nouveau sinistre responsable, ton coefficient baisse de 5 % par an (× 0,95). Le nombre d'années dépend du niveau atteint : plus le malus est élevé au départ, plus il faut d'années consécutives sans sinistre pour revenir à 1,00. Le calculateur plus haut te donne une estimation.

Le malus repart-il à zéro si je change d'assureur ?

Non. Le coefficient suit le conducteur, pas le contrat ni le véhicule : il figure sur ton relevé d'information et te suit d'un assureur à l'autre. Changer de compagnie ne remet donc pas le compteur à zéro.

Après 2 ans sans sinistre, mon malus disparaît-il ?

Une règle prévoit qu'après deux années consécutives sans sinistre responsable, un conducteur au coefficient maximal peut retrouver un coefficient de 1,00, sous conditions liées au contrat. En dehors de ce cas, c'est la baisse progressive de 5 % par an qui s'applique. Ton relevé d'information te dit où tu en es.

Un sinistre non responsable augmente-t-il mon malus ?

Non. Seuls les sinistres dont tu es responsable font monter le coefficient. Les sinistres non responsables, le vol, l'incendie et le bris de glace n'entrent pas dans le calcul. Vérifie quand même leur classement sur ton relevé : les erreurs existent.

Le coefficient descend-il si je ne suis plus assuré ?

Non, la baisse suppose une année d'assurance complète. Arrêter ta couverture n'accélère donc rien, et ajoute à ton dossier une période sans historique qui sera remarquée. C'est l'une des décisions qui coûtent le plus cher à long terme.

Vaut-il mieux ne pas déclarer un petit accrochage ?

La question se pose sérieusement quand le coût est proche de ta franchise, car la majoration se paie pendant plusieurs années. Attention toutefois : si un tiers est identifié, le sinistre remonte par son assureur. La décision se prend au cas par cas, pas par principe.

Les points du permis influencent-ils le malus ?

Non, ce sont deux compteurs indépendants : le coefficient ne bouge qu'avec les sinistres responsables. Tu peux donc avoir un permis invalidé et un coefficient intact. C'est un argument à mettre en avant, pas à cacher.

Le malus s'applique-t-il à une moto comme à une voiture ?

Le mécanisme du coefficient est le même, mais pas les compagnies : le marché deux-roues a ses propres critères de cylindrée, de puissance et d'antécédents. Un refus pour ta voiture ne dit donc rien de ce qui est possible pour une moto avec malus.

Deux conducteurs au même coefficient sont-ils traités pareil ?

Non, et c'est ce que le chiffre cache. Un sinistre corporel récent et trois accrochages matériels anciens peuvent donner le même coefficient, sans rien avoir en commun pour un souscripteur. C'est le détail des lignes du relevé qui oriente ton dossier vers la bonne compagnie.

Changer de véhicule fait-il baisser mon malus ?

Non, le coefficient suit le conducteur. En revanche, à coefficient identique, un véhicule moins puissant et moins coûteux à réparer augmente nettement le nombre de compagnies prêtes à étudier ton dossier. C'est un vrai levier, contrairement au changement d'assureur.

Un malus au plafond rend-il inassurable ?

Non. On étudie des dossiers jusqu'au coefficient 3,50, le plafond légal. Le refus d'un généraliste vient de sa grille, pas d'une impossibilité : d'autres compagnies construisent la leur pour ces niveaux de risque. Aucune acceptation ne peut toutefois être garantie à l'avance.

L'étude de dossier est-elle payante ?

Non, elle est gratuite et sans engagement. On te répond en 1 à 4 h pendant nos horaires d'ouverture : du lundi au vendredi, de 10 h à 12 h et de 15 h à 18 h 30. Ton dossier reste entre nous et n'est transmis qu'aux compagnies sollicitées.

Rédaction
Cabinet ASSUGERIS
Immatriculation
ORIAS n° 07 005 657
Spécialité
Profils refusés ailleurs
Depuis
2006

Qui écrit ce guide, et sur quelles bases

Ce guide est rédigé et mis à jour par ASSUGERIS, cabinet de courtage en assurances immatriculé à l'ORIAS sous le n° 07 005 657, spécialisé depuis 2006 dans les profils que les assureurs généralistes refusent. Le mécanisme du coefficient renvoie au Code des assurances. Les lectures de dossiers décrites plus haut viennent de l'expérience du cabinet et ne figurent dans aucun texte.

Les exemples chiffrés appliquent les règles rappelées dans ce guide ; ton relevé d'information reste le seul document qui fait foi. Les textes officiels sont consultables sur Légifrance.

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