Assurance auto avec malus : tout comprendre, et rester assuré
Un gros malus ne te rend pas inassurable. Ton assureur généraliste te refuse parce que ton coefficient sort de sa grille, pas parce que ton dossier est perdu d'avance. Des compagnies spécialisées tarifient justement les malus élevés, jusqu'au plafond de 3,50. Ce guide t'explique le fonctionnement de ton coefficient de bout en bout. Si tu veux une étude tout de suite, demande ton devis malus ici.
L’équipe ASSUGERIS · mis à jour en juillet 2026 · 11 min de lecture
Sur cette page
- Comment fonctionne le coefficient bonus-malus
- Le point en vidéo
- Pourquoi un gros malus ferme des portes
- Ce qu'une compagnie regarde dans ton dossier
- Le détail du calcul, si tu veux tout comprendre
- Au bout de combien de temps un malus disparaît
- Ce qui fait bouger ton coefficient (ou pas)
- Ce que le relevé raconte en plus du chiffre
- Cinq erreurs qui coûtent plus cher que le malus
- Quand le malus s'ajoute à autre chose
- En pratique : faire le point sur ton malus
- Faire corriger un coefficient qui te semble faux
Comment fonctionne le coefficient bonus-malus#
Le coefficient de réduction-majoration (CRM), qu'on appelle couramment bonus-malus, fait varier le prix de ton assurance selon tes sinistres responsables. Il part de 1,00 à la souscription, puis il bouge chaque année :
- chaque année sans sinistre responsable, il baisse de 5 % (il est multiplié par 0,95), jusqu'à un plancher de 0,50 ;
- chaque sinistre responsable le fait monter de 25 % (il est multiplié par 1,25), jusqu'à un plafond réglementaire de 3,50.
Un sinistre responsable, c'est un accident dont on te reconnaît responsable. Sous 1,00, on parle de bonus ; au-dessus, de malus.
Calcule ton coefficient à la prochaine échéance
Ta situation en trois réponses, et tu sais où tu en seras.
Il figure sur ton relevé d’information.
À la prochaine échéance
0,95
Bonus : − 5 % sur la prime de référence
1,00 × 0,95 = 0,95
Faire étudier mon dossierDépart à 1,00 ; × 1,25 par sinistre responsable, × 1,125 par sinistre à responsabilité partagée (plafond 3,50) ; × 0,95 par année sans sinistre responsable (plancher 0,50). Faire étudier mon dossier
Le point en vidéo#
La vidéo68 secondes
Assurance auto avec un gros malus : pourquoi les grilles refusent, et qui accepte
- 0:00Attendre ne règle rien
- 0:04Les refus en série
- 0:12Pourquoi on te refuse
- 0:26Qui accepte les gros malus
- 0:38Le rôle du cabinet
- 0:53La démarche
Transcription de la vidéo
On te répète d’attendre que ton malus redescende, et personne ne te dit ce que tu fais en attendant.
Tu as beau demander des devis, les compagnies regardent ton malus et te répondent non. Et ça fait des semaines que tu entends la même chose.
Mais rassure-toi, le problème ne vient pas de toi. Un assureur classique n’a pas les capacités pour traiter un dossier comme le tien. Il ne vend que des contrats de série, et ton coefficient sort de sa tarification. C’est pour ça que ces compagnies te refusent presque instantanément.
Alors que d’autres compagnies ont fait des conducteurs malussés leur activité principale. Elles regardent en profondeur tes sinistres et toutes tes circonstances. Mais elles ne sont accessibles que par un courtier spécialisé.
Et bonne nouvelle, on en est un. Nous c’est ASSUGERIS, et ce sont elles que nos conseillers appellent pour toi. Ils te ramènent le meilleur prix et les meilleures options. Dans neuf cas sur dix on a une solution, et de nombreux clients nous font confiance depuis plus de vingt ans.
Alors si tu veux retrouver une assurance rapidement et de manière fiable. Remplis le formulaire en bio ou sur assugeris.fr. Tu reçois ton devis en 1 à 4 h, et on gère tout le reste.
Pourquoi un gros malus ferme des portes#
Un assureur généraliste construit ses critères d'acceptation pour des conducteurs au coefficient proche de 1, avec peu ou pas de sinistres responsables. Dès que ton malus grimpe (1,30, 2,00 ou près du plafond de 3,50), ton dossier sort mécaniquement de cette grille.
Ce n'est pas qu'il te juge dangereux. Son modèle de tarification n'a simplement pas prévu de case pour toi : alors il refuse, ou il applique une surprime dissuasive.
Des compagnies spécialisées existent justement pour ces profils. Elles ont les statistiques qu'il faut pour tarifer un malus élevé sans y voir une anomalie. C'est le même principe que pour un dossier résilié ou un jeune conducteur déjà malussé : le refus vient de la grille du généraliste, pas d'un jugement définitif sur ta conduite.
Ce qu'une compagnie regarde dans ton dossier#
Une compagnie spécialisée ne s'arrête pas au chiffre du coefficient. Elle lit ton relevé d'information, le document qui retrace ton historique d'assuré, et elle y cherche :
- le nombre de sinistres ;
- ta part de responsabilité dans chacun ;
- leur ancienneté ;
- leur nature : un dégât matériel isolé ne pèse pas comme plusieurs sinistres responsables rapprochés.
Elle regarde aussi la tendance. Un malus qui redescend depuis deux ans sans nouvel incident n'a pas le poids d'un malus qui vient de grimper.
Le malus suit le conducteur principal du contrat, pas le véhicule. Il figure sur ton relevé d'information, quel que soit le véhicule que tu assures ensuite. C'est ce document, précis et daté, qui sert de base à toute étude sérieuse, pas un coefficient annoncé au téléphone.
20 ans
D'expérience avec les profils aggravés
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1 à 4 h
Délai de réponse
Le détail du calcul, si tu veux tout comprendre#
Comprendre comment ton coefficient bouge, c'est déjà reprendre la main sur ton dossier. Ouvre les blocs qui te concernent.
Comment se calcule ton coefficient
Le coefficient bonus-malus (officiellement le CRM, coefficient de réduction-majoration) part de 1,00 à la souscription. Chaque année sans accident responsable, il baisse de 5 % (× 0,95), jusqu'à un plancher de 0,50, atteint après 13 ans. Chaque accident responsable le fait monter de 25 % (× 1,25), jusqu'à un plafond de 3,50.
Exemple : un conducteur à 0,95 qui a un accident dont il est entièrement responsable passe à 1,18 l'année suivante. Il perd son bonus et bascule d'un coup en malus.
On détaille la descente année par année, avec le tableau complet, dans notre guide : combien de temps dure un malus ?
Quels sinistres comptent (et lesquels non)
Seuls les sinistres dont tu es responsable font grimper ton coefficient. Ne comptent pas dans le calcul :
- les sinistres non responsables ;
- le vol ;
- l'incendie ;
- le bris de glace.
Beaucoup de dossiers étiquetés « malussés » sont en réalité moins lourds qu'ils n'en ont l'air, une fois le relevé lu en détail. C'est exactement ce qu'on vérifie.
Les documents qu'on étudie pour ton devis
Pour te faire rapidement un devis comparatif, on part de trois documents :
- ton permis de conduire (recto et verso) ;
- le relevé d'information de tes précédents assureurs (sur 36 mois si possible) ;
- la carte grise du véhicule, ou son immatriculation avec l'année de mise en circulation.
Avec ça, on présente ton vrai dossier aux compagnies qui tarifient les gros malus, au lieu de le laisser buter sur la grille d'un généraliste.
Exemple : un conducteur à 0,95 qui a un accident dont il est entièrement responsable passe à 1,18 l'année suivante. Il perd son bonus et bascule d'un coup en malus.
Au bout de combien de temps un malus disparaît#
Un malus n'est pas éternel. Chaque année sans sinistre responsable, ton coefficient baisse de 5 % (il est multiplié par 0,95). Le temps travaille donc pour toi dès que tu arrêtes d'accumuler les sinistres responsables.
Une règle de « descente rapide » accélère les choses : deux années de suite sans sinistre responsable ramènent le coefficient à 1,00. Même depuis le plafond de 3,50, deux ans sans accroc suffisent pour revenir à 1,00. Ensuite, la baisse de 5 % par an te fait entrer peu à peu dans le bonus.
Exemple : tu es à 1,56 après deux sinistres responsables. Si tu n'as aucun sinistre responsable pendant les deux années suivantes, ton coefficient revient à 1,00. Un malus élevé mais ancien, qui redescend déjà, se présente donc bien mieux qu'un malus récent.
On détaille la mécanique année par année dans notre guide combien de temps dure un malus.
Ce qui fait bouger ton coefficient (ou pas)#
Tous les sinistres ne pèsent pas dans le calcul : seuls ceux dont tu es reconnu responsable font monter le coefficient. C'est pour ça que beaucoup de dossiers « malussés » sont moins lourds qu'ils n'en ont l'air, une fois le relevé lu en détail.
| Ce qui est arrivé dans l'année | Effet sur ton coefficient |
|---|---|
| Sinistre responsable | Majoration : multiplié par 1,25 |
| Sinistre non responsable | Aucun effet sur le coefficient |
| Vol du véhicule | Aucun effet sur le coefficient |
| Incendie | Aucun effet sur le coefficient |
| Bris de glace | Aucun effet sur le coefficient |
| Année sans sinistre responsable | Réduction : multiplié par 0,95 |
Un cas mérite une attention particulière : la responsabilité partagée, quand la responsabilité est répartie entre deux conducteurs. Le sinistre compte alors moins qu'un sinistre entièrement responsable. C'est justement le genre de ligne qu'on retrouve parfois au relevé comme une responsabilité pleine, sans que personne s'en aperçoive avant le devis suivant.
Ça vaut le coup de vérifier. On récupère régulièrement des relevés où un sinistre non responsable a été enregistré comme responsable, ou un bris de glace compté à tort. Une ligne corrigée change le coefficient, et un coefficient corrigé change la liste des compagnies qui peuvent te proposer un tarif.
Ce que le relevé raconte en plus du chiffre#
La personne qui étudie ton dossier chez l'assureur (on l'appelle le souscripteur) ne s'arrête jamais au coefficient. Elle ouvre ton relevé d'information et y cherche quatre choses, dans cet ordre.
- Le nombre de sinistres et leur répartition dans le temps. Trois sinistres étalés sur quatre ans ne racontent pas la même histoire que trois sinistres en douze mois, même avec un coefficient identique. C'est la concentration des sinistres qui est la plus regardée.
- La date du dernier sinistre. Après le coefficient lui-même, c'est l'élément qui compte le plus. Un dossier dont le dernier sinistre responsable date de deux ans est bien plus simple à placer qu'un dossier dont le dernier sinistre date du trimestre dernier.
- Le sens de la courbe. Un coefficient élevé qui redescend depuis deux ans se lit à l'opposé du même coefficient qui vient de grimper. Le premier montre une trajectoire, le second une situation en cours.
- Ce qui accompagne le malus. Une résiliation, une suspension, une période sans assurance. Un coefficient seul, c'est un dossier. Le même coefficient avec une résiliation par l'assureur, c'est un autre dossier, qui ne se présente pas aux mêmes compagnies.
Cinq erreurs qui coûtent plus cher que le malus#
- Laisser passer une période sans assurance. Le coefficient ne baisse pas pendant ce temps, et ce trou dans ton historique s'ajoute au dossier comme une difficulté de plus.
- Déclarer un petit sinistre par réflexe. Un petit dommage matériel réglé de ta poche n'entre pas dans le calcul. Le même dommage déclaré déclenche la majoration pour plusieurs années. Attention : dès qu'un tiers est impliqué, la déclaration reste la seule voie sûre.
- Ne pas contester une responsabilité mal attribuée. La part de responsabilité se discute au moment du sinistre, pas deux ans après, quand elle est figée sur le relevé.
- Accepter la première réponse venue. Sur un dossier malussé, les écarts entre compagnies sont au plus haut. Une seule réponse ne dit rien du marché.
- Attendre l'échéance quand une résiliation est en route. Le préavis, c'est-à-dire la période entre l'annonce de la résiliation et la fin du contrat, est la seule fenêtre qui permet d'enchaîner deux contrats sans interruption de couverture.
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Quand le malus s'ajoute à autre chose#
Un malus élevé arrive rarement seul. Il se cumule souvent avec l'une de ces trois situations, et chacune oriente le dossier vers d'autres compagnies.
- Un permis récent. Deux facteurs de majoration se superposent dans la même grille. C'est le cas d'un jeune conducteur déjà malussé : presque tous les généralistes le refusent, non pas à cause du chiffre, mais à cause du cumul.
- Une résiliation. Le motif inscrit au relevé guide alors la recherche autant que le coefficient.
- Un antécédent de permis, comme une suspension ou une annulation. Le sujet devient la sanction et sa date, et le coefficient passe au second plan. Notre page sur l'annulation de permis détaille cette lecture.
Le véhicule est le dernier levier, et le plus sous-estimé. À coefficient identique, une compagnie qui refuse un modèle puissant acceptera parfois un véhicule plus modeste et plus ancien, parce qu'un sinistre y coûte en moyenne moins cher. Sur un dossier bloqué, changer de véhicule à assurer débloque plus souvent la situation que changer d'arguments.
Dernier point : le coefficient est propre à une catégorie de véhicule. Un historique auto ne se reporte pas tel quel sur un deux-roues, et inversement. C'est un sujet qu'on regarde avec toi, comme le fait tout courtier spécialisé dans les profils aggravés.
En pratique : faire le point sur ton malus#
- Demande ton relevé d'information à ton assureur actuel ou au précédent.
- Repère ton coefficient actuel et la date de ton dernier sinistre responsable.
- Vérifie chaque sinistre : responsable, partagé ou non responsable. Le vol, l'incendie et le bris de glace ne doivent pas compter.
- Calcule où tu en seras dans un ou deux ans, avec le calculateur de cette page.
- Si une ligne te semble fausse, rassemble les pièces et demande la correction par écrit, comme expliqué ci-dessous.
- Reste assuré sans interruption : c'est la seule façon de faire baisser ton coefficient.
Oui ou non ? Trois questions pour vérifier
Question 1 sur 3
Le malus baisse-t-il tout seul avec le temps ?
Réponse : Oui. Sans sinistre responsable, ton coefficient baisse de 5 % par an, et deux ans sans accroc le ramènent à 1,00. Un malus qui redescend se présente déjà mieux auprès des assureurs.
Question 2 sur 3
ASSUGERIS garantit-il une acceptation avec un gros malus ?
Réponse : Non. Personne ne peut honnêtement le garantir. On étudie ton dossier, on le présente aux compagnies qui couvrent ce profil, et on te dit franchement ce qui est possible.
Question 3 sur 3
Le malus se transmet-il à un nouveau véhicule ?
Réponse : Oui. Le coefficient est attaché au conducteur principal, pas au véhicule. Il te suit quand tu changes de voiture ou d'assureur, car il figure sur ton relevé d'information.
Faire corriger un coefficient qui te semble faux#
Un coefficient erroné se paie chaque année, sur chaque devis, tant qu'il n'est pas corrigé. La correction est possible, mais elle se demande avec des pièces, pas avec une conviction. Chaque réponse ci-dessous se lit seule.
Sur quoi peut-on contester un coefficient ?
Sur trois points seulement : une responsabilité mal attribuée, un sinistre compté deux fois, ou un sinistre qui n'aurait pas dû entrer dans le calcul (vol, incendie, bris de glace). Contester la règle elle-même ne sert à rien : elle est fixée par la réglementation et identique chez tous les assureurs.
Quelles pièces faut-il réunir ?
Le constat amiable signé, le courrier de l'assureur qui annonce la part de responsabilité retenue, et le relevé d'information où apparaît la majoration contestée. S'il y a eu une expertise, ajoute son rapport. Sans le constat, la discussion repose sur deux souvenirs qui ne concordent jamais.
À qui s'adresse la demande ?
D'abord à ton assureur, par écrit et en recommandé, en désignant le sinistre par sa date et son numéro. S'il refuse ou ne répond pas, tu peux saisir gratuitement le médiateur de l'assurance, une fois le recours interne épuisé. Saisir le médiateur ne suspend pas ton contrat : il continue normalement.
Combien de temps a-t-on pour agir ?
Le plus tôt est le mieux, car un coefficient corrigé ne s'applique qu'aux échéances à venir. Les cotisations déjà payées ne se récupèrent qu'exceptionnellement. Un coefficient contesté l'année où il apparaît coûte donc beaucoup moins cher qu'un coefficient contesté trois ans plus tard.
La correction se propage-t-elle automatiquement ?
Non. Un coefficient corrigé chez ton ancien assureur ne met pas à jour, tout seul, le devis en cours chez un autre. Demande un relevé d'information mis à jour et transmets-le : c'est la pièce qui fait foi. Un simple courrier de correction ne suffit pas toujours.
Et si la responsabilité reste partagée ?
La majoration est alors réduite de moitié : le coefficient est multiplié par 1,125 au lieu de 1,25. C'est déjà une correction utile. Exemple : avec un coefficient de 0,80, tu passes à 0,90 en responsabilité partagée, contre 1,00 en pleine responsabilité. Le détail du calcul est sur la page consacrée au calcul.
| La pièce | Ce qu'elle prouve | Qui la délivre |
|---|---|---|
| Constat amiable | Les circonstances déclarées par les deux conducteurs | Les conducteurs, le jour du sinistre |
| Courrier de responsabilité | La part de responsabilité retenue par l'assureur, et sa date | L'assureur |
| Rapport d'expertise | Les dommages et, parfois, le déroulement de l'accident | L'expert mandaté |
| Relevé d'information | Le coefficient appliqué et l'historique qui l'explique | L'assureur, sous 15 jours |
| Relevé corrigé | La correction obtenue : la seule pièce qui fait foi ensuite | L'assureur, après accord |
Règles de majoration et de responsabilité partagée : annexe à l'article A121-1 du Code des assurances. Délai de remise du relevé : article 12 de la même annexe. La conduite de la demande vient de la pratique du cabinet.
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Questions fréquentes
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Le malus baisse-t-il tout seul avec le temps ?
Oui. Sans sinistre responsable, ton coefficient baisse de 5 % par an, et deux ans sans accroc le ramènent à 1,00. Un malus qui redescend se présente déjà mieux auprès des assureurs.
Le malus se transmet-il à un nouveau véhicule ?
Oui. Le coefficient est attaché au conducteur principal, pas au véhicule. Il te suit quand tu changes de voiture ou d'assureur, car il figure sur ton relevé d'information.
Combien de temps dure un malus ?
Le malus n'est pas éternel. Sans nouveau sinistre responsable, il baisse chaque année jusqu'à revenir à son niveau de référence, le coefficient 1,00. Un malus élevé et récent pèse donc plus lourd qu'un malus ancien qui redescend déjà.
Un malus 3,50, c'est le maximum possible ?
Oui. En assurance auto, le coefficient bonus-malus est plafonné à 3,50, quel que soit le nombre de sinistres responsables. Il ne monte pas au-delà, mais les assureurs généralistes considèrent toujours ton dossier comme un profil aggravé.
Après combien de sinistres devient-on difficile à assurer ?
Il n'y a pas de seuil universel : tout dépend du nombre de sinistres, de ta part de responsabilité et de leur ancienneté. Deux sinistres responsables récents pèsent souvent plus qu'un seul sinistre ancien. Chaque compagnie a sa propre grille.
Le malus est-il lié au conducteur ou au véhicule ?
Au conducteur principal du contrat, pas au véhicule. Si tu changes de voiture ou d'assureur, ton coefficient te suit, car il figure sur ton relevé d'information.
Quelles compagnies acceptent les gros malus ?
On travaille avec des compagnies spécialisées qui tarifient les profils avec un malus élevé, y compris proche de 3,50. Le nom exact dépend du nombre de sinistres, de leur ancienneté et du véhicule à assurer.
ASSUGERIS garantit-il une acceptation avec un gros malus ?
Non, et personne ne peut honnêtement le garantir. On étudie ton dossier, on le présente aux compagnies qui couvrent ce profil, et on te dit franchement ce qui est possible.
Comment se calcule exactement un coefficient de malus ?
Il part de 1,00 et se recalcule chaque année à l'échéance. Une année sans sinistre responsable le multiplie par 0,95, et chaque sinistre responsable le multiplie par 1,25. Deux sinistres la même année ne s'additionnent pas : leurs effets se multiplient. Exemple : 1,00 × 1,25 × 1,25 donne 1,56.
Un sinistre non responsable fait-il monter mon coefficient ?
Non. Seuls les sinistres dont tu es reconnu responsable entrent dans le calcul, et le vol, l'incendie ou le bris de glace n'y touchent pas non plus. En revanche, ils apparaissent sur ton relevé d'information, et une compagnie regarde aussi le nombre total de déclarations.
Faut-il déclarer un petit accrochage ou le payer de sa poche ?
Un dommage responsable déclaré fait monter le coefficient, quel que soit son montant. Pour un petit dégât matériel sans tiers impliqué, payer de ta poche mérite donc réflexion. Mais dès qu'un tiers est impliqué, la déclaration reste la seule voie sûre.
Que devient mon coefficient si je reste sans assurance ?
Il ne baisse pas : la réduction récompense une année assurée sans sinistre responsable, pas une année sans contrat. Une interruption gèle ton coefficient et laisse un blanc sur ton relevé, que le prochain assureur voudra comprendre. Mieux vaut rester couvert, même avec une formule réduite, que tout arrêter.
- Rédaction
- Cabinet ASSUGERIS
- Immatriculation
- ORIAS n° 07 005 657
- Spécialité
- Profils refusés ailleurs
- Depuis
- 2006
Sur quoi s'appuie ce guide
Ce guide est rédigé par le cabinet ASSUGERIS, courtier en assurances immatriculé à l'ORIAS sous le n° 07 005 657. Depuis 2006, on s'occupe des profils que les assureurs généralistes refusent.
Les règles de calcul du coefficient de réduction-majoration viennent du Code des assurances. La façon dont les compagnies les appliquent, elle, vient des dossiers malussés qu'on présente chaque jour. Pour les démarches administratives, le site officiel de référence est service-public.fr.
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