Étude gratuite et sans engagement — réponse en 1 à 4 h, du lundi au vendredi Étude gratuite · réponse en 1 à 4 h, lun.–ven.

Test salivaire aux stupéfiants : combien de temps, et ce qui suit

Un test salivaire positif au volant, c'est une infraction quelle que soit la quantité consommée : la loi sanctionne l'usage, pas l'état d'ivresse. La question que tout le monde se pose ensuite — combien de temps le cannabis reste détectable — n'a qu'une réponse indicative : de 6 à 8 heures pour un usage occasionnel, 24 heures, voire jusqu'à 8 jours pour un usage régulier.

Par l'équipe ASSUGERIS, courtier immatriculé ORIAS — Publié le 23 septembre 2026 · 6 min de lecture

Sur cette page

Combien de temps un test salivaire détecte-t-il le cannabis ?#

Un test salivaire positif au volant, c'est une infraction quelle que soit la quantité consommée : la loi sanctionne l'usage, pas l'état d'ivresse. La question que tout le monde se pose ensuite — combien de temps le cannabis reste détectable — n'a qu'une réponse indicative : de 6 à 8 heures pour un usage occasionnel, 24 heures, voire jusqu'à 8 jours pour un usage régulier.

En moyenne 6 à 8 heures après un usage occasionnel, et 24 heures, voire jusqu'à 8 jours après un usage régulier. Ce sont les durées que donne Drogues Info Service, le service public d'information sur les drogues, pour le THC, la substance recherchée :

ConsommationDétection dans la salive, en moyenne
Occasionnelle (jusqu'à un joint par semaine)6 à 8 heures
Régulière (plus d'un joint par semaine)24 heures, voire jusqu'à 8 jours

Ce sont des moyennes, pas un compte à rebours : le métabolisme varie d'une personne à l'autre, et rien ne permet de calculer l'heure à partir de laquelle un test sera négatif. Et surtout, une durée de détection n'est pas une durée d'effet : on peut être positif sans plus rien ressentir. C'est précisément ce que la loi vise, puisqu'elle sanctionne l'usage lui-même.

Drogues Info Service (Santé publique France), réponse du 6 février 2024 — drogues-info-service.fr. Relevé le 24 septembre 2026.

Quand le dépistage est-il fait ?#

À tout moment, et pas seulement après un accident : la loi prévoit trois situations, de la plus contraignante à la plus ouverte. Le dépistage est :

  • obligatoire après un accident mortel ou corporel ;
  • possible après un accident matériel, une infraction au Code de la route, ou quand les forces de l'ordre ont une raison de soupçonner une consommation ;
  • possible sans aucun motif, lors d'opérations de dépistage décidées par les forces de l'ordre ou le procureur.

Autrement dit, un contrôle routier ordinaire peut déboucher sur un test salivaire, le matin comme le soir.

service-public.gouv.fr, fiche F2886 (drogue au volant), vérifiée le 27 août 2026.

Le contrôle, étape par étape#

  1. Le test de dépistage, sur un peu de salive : il dit seulement si une substance est présente.
  2. S'il est positif, un prélèvement salivaire est effectué pour être analysé par un laboratoire agréé : c'est cette analyse qui établit l'infraction.
  3. Tu peux demander une contre-expertise, par un prélèvement sanguin. Elle permet aussi de vérifier si tu suis un traitement médical.
  4. Le permis est retenu sur place : un dépistage positif fait partie des cas de rétention.

La demande de contre-expertise est le réflexe à avoir si tu prends un médicament : dis-le au moment du contrôle, et garde l'ordonnance.

Déroulé et contre-expertise : F2886 ; rétention : article L224-1 du Code de la route, version du 20 août 2026.

Positif, même sans effet : ce que dit la loi#

La conduite après usage de stupéfiants est un délit dès que l'usage est établi, quelle que soit la quantité. Il n'existe pas de seuil toléré comme pour l'alcool. C'est la différence qui surprend le plus : chez un consommateur régulier, une consommation de la veille peut suffire à un résultat positif le lendemain, sans aucun trouble du comportement.

Ce qui est encouru devant le tribunal :

  • 3 ans d'emprisonnement et 9 000 € d'amende, et 6 points retirés ;
  • une suspension du permis jusqu'à 5 ans, ou son annulation avec interdiction d'en repasser un pendant 5 ans au plus ;
  • un stage de sensibilisation à la sécurité routière, l'immobilisation et la mise en fourrière du véhicule.

Avec de l'alcool en même temps, les peines montent à 5 ans et 15 000 €, et le retrait de points dépasse celui des stupéfiants seuls.

Article L235-1 du Code de la route — F2886, vérifiée le 27 août 2026.

Stupéfiants et alcool : ce qui les sépare#

Les deux motifs sont souvent confondus, et ils ne fonctionnent pas de la même façon. Pour l'alcool, la loi fixe des seuils : sous 0,5 g/l — 0,2 en permis probatoire —, il n'y a pas d'infraction, et entre les deux seuils, c'est une contravention. Pour les stupéfiants, il n'existe ni seuil ni contravention : l'usage établi est un délit dès la première fois.

Ce qui les rapproche, en revanche, c'est la suite : le permis retenu sur place, une suspension du préfet qui peut aller jusqu'à un an, et un contrôle médical obligatoire pour récupérer le permis, quelle que soit la durée de la suspension. Et pour un assureur, les deux motifs pèsent sur le dossier de la même manière : ce sont des antécédents qui font sortir le dossier des grilles standard.

Alcool : articles L234-1 et R234-1 ; stupéfiants : article L235-1 du Code de la route — F2881 et F2886.

Après le contrôle : rétention, préfet, tribunal#

Le permis retenu sur place, le préfet a 120 heures pour décider — le délai porté pour les infractions qui demandent une analyse. Quand l'usage de stupéfiants est établi, il doit suspendre, et sa suspension peut aller jusqu'à 1 an. Le tribunal juge ensuite le délit : sa décision remplace celle du préfet, elle ne s'y ajoute pas.

La suite est détaillée dans deux guides : la rétention du permis pour les premières heures, et la suspension de permis pour stupéfiants pour les durées et les peines.

Articles L224-2 et L224-9 du Code de la route — Légifrance.

Récupérer son permis : toujours le contrôle médical#

Pour les stupéfiants comme pour l'alcool, le permis ne se rend jamais sans contrôle médical, quelle que soit la durée de la suspension : il faut être reconnu apte par la commission médicale. À partir de 6 mois de suspension, un examen psychotechnique s'y ajoute. Le parcours complet est dans le guide récupérer son permis après une suspension.

F21761 et F14836 ; article R226-2 du Code de la route.

Une deuxième fois : la récidive#

Une seconde condamnation pour conduite après usage de stupéfiants, dans les cinq ans qui suivent la fin de la première peine, change la nature des sanctions. L'annulation du permis devient automatique, avec une interdiction d'en repasser un pendant 3 ans au plus, et la confiscation du véhicule devient obligatoire si tu en es propriétaire, sauf décision spécialement motivée. L'alcool et les stupéfiants comptent comme la même infraction pour la récidive : le guide récidive d'alcool au volant détaille les deux.

Article L235-4 du Code de la route ; récidive légale : articles 132-10 et 132-16-2 du Code pénal.

Et ton assurance#

Une suspension se déclare à ton assureur dans les 15 jours. Elle ne l'autorise pas à résilier pour ce seul motif — la résiliation après sinistre suppose un sinistre causé sous stupéfiants —, mais il peut y voir une aggravation du risque : mettre fin au contrat, avec effet 10 jours après sa notification, ou te proposer une cotisation plus élevée, qui, refusée, y met fin 30 jours plus tard.

Et en cas d'accident sous l'effet de stupéfiants, ton assurance paie les victimes, mais pas tes propres dommages, corporels ou matériels. C'est la raison pour laquelle un dossier stupéfiants se relit garantie par garantie. Les compagnies grand public le refusent souvent en ligne ; décris-nous ta situation, et la page assurance auto après un contrôle positif aux stupéfiants détaille ce qui reste ouvert.

Aggravation du risque : article L113-4 du Code des assurances et F2659 ; résiliation après sinistre : articles R113-10 et A211-1-2 ; accident sous drogue : F2630.

Oui ou non ? Trois questions pour vérifier

Question 1 sur 3

Peut-on être contrôlé aux stupéfiants sans avoir commis d'infraction ?

Réponse : Oui. Lors d'opérations de dépistage décidées par les forces de l'ordre ou le procureur. Le contrôle est obligatoire après un accident mortel ou corporel.

Question 2 sur 3

Y a-t-il un seuil toléré pour les stupéfiants au volant ?

Réponse : Non. La loi sanctionne l'usage quelle que soit la quantité, contrairement à l'alcool. On peut être positif sans plus ressentir aucun effet.

Question 3 sur 3

Faut-il un contrôle médical pour récupérer son permis après des stupéfiants ?

Réponse : Oui. Quelle que soit la durée de la suspension : il faut être reconnu apte par la commission médicale. À partir de 6 mois, un examen psychotechnique s'y ajoute.

Ce qu'il faut faire, dans l'ordre#

  1. Au contrôle, signale tout traitement médical et demande la contre-expertise par prise de sang si tu en suis un.
  2. Garde l'avis de rétention : la date et l'heure font partir les délais.
  3. Ne conduis pas pendant la rétention ni pendant la suspension : c'est un délit à part, puni de 2 ans et 4 500 €.
  4. Prends rendez-vous en commission médicale environ un mois avant la fin de la suspension.
  5. Déclare la suspension à ton assureur dans les 15 jours, et fais étudier ton dossier pendant qu'elle court.

Conduite malgré rétention ou suspension : article L224-16 du Code de la route.

Fais étudier ton dossier

Trois pièces suffisent pour qu’un courtier l’étudie.

  • Permis de conduirerecto et verso
  • Relevé d’informationsur 36 mois si possible
  • Carte griseou l’immatriculation du véhicule
Faire étudier mon dossier

Étude gratuite · réponse en 1 à 4 h

Là où les autres ferment la porte, nous ouvrons un dossier.

Choisis ce qui te concerne. Chaque situation a ses propres compagnies et ses propres critères.

Auto Auto & conducteur Résiliation, malus, suspension, annulation, jeune permis Permis Alcool & stupéfiants Auto, moto ou cyclo — après un contrôle positif Deux-roues Moto & 2 roues Moto, scooter et cyclo 50 : profil aggravé, malus, jeune permis Auto & moto Outre-mer Auto et moto dans les DOM-TOM

Un cas à part

Ta situation n’est pas là ?

Les cas atypiques se traitent un par un : décris-la, on te répond franchement.

Auto

Auto & conducteur

Deux-roues

Moto & 2 roues

Découvrir notre page dédiée

À la une

  1. Vidéo + article

    Refus d’obtempérer : le motif qui referme les dossiers

    Un refus d’obtempérer sur ton relevé, et plus personne ne regarde le reste de ton profil. La raison est technique : c’est un délit, et les grilles standard le classent en exclusion. Voici ce qui reste ouvert, et par où.

    Voir la vidéo et lire l’article
  2. Vidéo + article

    Refus immédiat : ce n’est pas une évaluation de ton risque

    Après un dépistage positif au volant, la réponse est non partout, et elle tombe en quelques secondes. Ce délai dit exactement ce qui se passe : personne n’a lu ton dossier. Le marché se rétrécit, il ne se ferme pas.

    Voir la vidéo et lire l’article
  3. Vidéo + article

    Permis annulé puis repassé : pourquoi les assureurs refusent encore

    Tu as tout recommencé, code compris, et les refus continuent. C’est logique : repasser le permis rend le droit de conduire, pas l’historique. Voici ce que les compagnies lisent, et pourquoi le dossier se monte avant même l’examen.

    Voir la vidéo et lire l’article
  4. Vidéo + article

    Résilié pour non-paiement : ce qui débloque le dossier suivant

    C’est le motif que les assureurs fuient le plus, et c’est aussi celui qui se répare le plus vite. Un prélèvement rejeté n’est pas un risque de conduite : c’est un risque d’impayé, et il a un remède précis.

    Voir la vidéo et lire l’article
  5. Vidéo + article

    Jeune permis moto : pourquoi un contrat spécialisé coûte moins

    Sans historique, tu n’es pas un mauvais dossier : tu es une absence de données, et ça se paie plus cher qu’un mauvais dossier. C’est exactement pour ça qu’un contrat pensé pour un jeune motard revient souvent moins cher qu’un standard surprimé.

    Voir la vidéo et lire l’article
  6. Vidéo + article

    Gros malus : pourquoi les grilles refusent, et qui accepte

    On te répète d’attendre que ton malus redescende, et personne ne te dit ce que tu fais en attendant. Voici comment se lit vraiment un coefficient, pourquoi il fait sortir un dossier des grilles standard, et ce qui débloque la situation sans attendre trois ans.

    Voir la vidéo et lire l’article
01 / 06

Les questions qu'on nous pose

La tienne n’y est pas ? Appelle le cabinet : on te répond franchement, et c’est gratuit.

04 68 05 75 45Nous écrire

Combien de temps le cannabis est-il détectable au test salivaire ?

En moyenne 6 à 8 heures pour un usage occasionnel, et 24 heures, voire jusqu'à 8 jours pour un usage régulier, selon Drogues Info Service. Ces durées varient d'une personne à l'autre et ne permettent pas de calculer une heure de reprise du volant.

Un test salivaire positif suffit-il à être condamné ?

C'est l'analyse du prélèvement salivaire, faite par un laboratoire agréé, qui établit l'infraction. Tu peux demander une contre-expertise par prise de sang.

Y a-t-il un seuil toléré pour les stupéfiants au volant ?

Non. La loi sanctionne l'usage quelle que soit la quantité, contrairement à l'alcool. On peut être positif sans plus ressentir aucun effet.

Peut-on être contrôlé aux stupéfiants sans avoir commis d'infraction ?

Oui, lors d'opérations de dépistage décidées par les forces de l'ordre ou le procureur. Le contrôle est obligatoire après un accident mortel ou corporel.

Que risque-t-on après un test salivaire positif ?

Jusqu'à 3 ans d'emprisonnement et 9 000 € d'amende, 6 points, et une suspension jusqu'à 5 ans ou une annulation du permis. Le permis est retenu sur place.

Un médicament peut-il rendre un test salivaire positif ?

C'est pour ça que la contre-expertise par prise de sang existe : elle permet aussi de vérifier si tu suis un traitement médical. Signale-le au moment du contrôle, et garde l'ordonnance.

Faut-il un contrôle médical pour récupérer son permis après des stupéfiants ?

Oui, quelle que soit la durée de la suspension : il faut être reconnu apte par la commission médicale. À partir de 6 mois, un examen psychotechnique s'y ajoute.

Rédaction
Cabinet ASSUGERIS
Immatriculation
ORIAS n° 07 005 657
Spécialité
Profils refusés ailleurs
Depuis
2006

Qui écrit ces pages

Écrit par le cabinet ASSUGERIS, courtier en assurances immatriculé à l’ORIAS sous le n° 07 005 657, spécialisé depuis 2006 dans les profils que les assureurs généralistes refusent. Chaque page part des questions qu’on nous pose au téléphone.

Dernière mise à jour : juillet 2026 · Qui sommes-nous · 04 68 05 75 45

Ton dossier

Un test salivaire positif à ton dossier ?

Dis-nous ce qui a été décidé et à quelle date. On te répond franchement sur ce qui est faisable côté assurance, et à partir de quel tarif.

Dossier envoyé avec succès !

À faire maintenantSurveille tes mailsTa réponse arrive dans ta boîte mail. Pense à regarder dans les spams.

  1. Demande reçueÀ l’instant
  2. Un conseiller étudie ton dossierOn compare les solutions des compagnies
  3. Ta réponse par mailEn 1 à 4 h, du lundi au vendredi
Une question ? Appelle‑nous04 68 05 75 45

1 àhpour une réponse franche

Un dossier refusé ailleurs n’est pas un dossier perdu.

Dis-nous ce qu’il y a sur ton relevé. On le lit, on le place, et on te rappelle avec une réponse franche, pas une estimation.

Courtier immatriculé ORIAS n° 07 005 657, depuis 2006. Étude gratuite et sans engagement.

Une question ? Le cabinet

Une question ? Appelle-nous

Quelqu'un décroche, et il a ton dossier sous les yeux

04 68 05 75 45

Numéro fixe non surtaxé. L'étude du dossier est gratuite et sans engagement.

  • TéléphoneDu lundi au vendredi, 10 h–12 h et 15 h–18 h 30.
  • E-mailTous les jours, en général de 7 h 30 à 21 h.
  • Tout à distanceLe dossier se monte en ligne et se règle au téléphone, partout en France et en DOM-TOM. Aucun déplacement, aucun rendez-vous à prendre.
04 68 05 75 45
✓ Demande envoyée avec succès !
Ta réponse arrive par mail en 1 à 4 h.